« L’homme timide qui a fait le tour du monde sur un bateau d’enfant fait partie des grands marins que la vie m’a permis de rencontrer. »
Olivier de Kersauson
« Je n’ai rien à prouver à qui que ce soit. Je n’ai pas de message à faire passer. Je me fais plaisir. … »
Yann Quenet
La vidéo ci-dessus est la courte, mais stupéfiante, bande annonce de « Baluchon, 4 mètres autour du monde »…
Le film est visible ici … parfois !
« Tourné en toute simplicité, sans artifice, le film se veut à l’image de l’aventure. Simple et honnête. Une ode à la liberté.«
Existent aussi :
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- un livre, « Le tour du monde avec mon Baluchon » aux éditions Le Cherche-Midi
- le blog pour suivre l’aventure Baluchon
- et pour les « bigornautes » : L’atelier des bateaux bizarres mais néanmoins géniaux !
- « Le tour du monde avec Baluchon par Yann Quenet ».
- etc.
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Je ne savais d’abord pas trop comment relayer ici … l’absence de « message » du « géant » qu’est Yann Quenet ? Mais quelques liens se sont imposés peu à peu … :
- avec un précédent billet où il est question de grand large : Vendée Globe … et le « souffle du Monde »
« … Alors parfois, au fil des vagues, on redevient ce premier homme, jusqu’à retrouver son regard, sa naïveté primordiale, son inconscience, et en recevant, comme un cadeau colossal, quelque chose qui n’a pas de nom, pas de limite, que malhabilement j’appelle le souffle du Monde. »
- avec deux autres billets : La fragilité, faiblesse ou richesse ? – Partie 1 et Partie 2
« Y a-t-il un autre point de vue qui permettrait de voir la fragilité comme quelque chose d’utile ? »
Marie Balmary
- avec une citation de Gérard d’Aboville relevée par Marie Balmary dans « Abel ou la traversée de l’Eden », au chapitre 4, dans un paragraphe intitulé « Passer par l’impossible » :
« Je n’ai pas vaincu le Pacifique, il m’a laissé passer. »
« Seul » – Pocket Poche 1993
- et avec les commentaires de Marie Balmary qui encadrent cette citation :
« Tous ces gens qui font ce que ma raison ne comprend pas, je les ressens comme des frères d’aventures. Ce qui me les rend fraternels, c’est qu’il le fasse. Qu’ils cherchent des passages là où des yeux raisonnables n’en voient pas. »
« Cette phrase que j’aime me paraît en accord avec tous ces autres que je lis ou que je rencontre. Pour faire de ces choses impossibles, il faut une sorte d’ambition particulière. Pas celle de dominer quoi que ce soit, ni qui que ce soit. Mais celle qui cherche toujours plus de vie. La vie vraiment humaine, diront les uns. La vie divine, diront d’autres. »
- avec le pied de nez déterminé à la fâcheuse idéologie dominante : « Citius, Altius, Fortius » – débordant largement les Jeux Olympiques pour contaminer tout l’espace -, du toujours plus : plus gros, plus techno, plus connecté, plus contrôlé, plus friqué, plus médiatisé, plus compliqué, etc … En redevenant simple, l’aventure « Baluchon » s’avère infiniment plus grande que tout le bling bling habituel.
- avec la proposition d’Henry David Thoreau, toujours aussi inactuelle :
« L’objet est l’élévation des buts et la simplification des moyens. »
- avec ce texte de Christian Bobin : « Puiser des forces infinies dans un petit espace »
- … et de manière plus globale avec l’ensemble de la Vision du Soi selon Douglas Harding : un moyen simple, rustique, astucieux, économique, très habile, … d’accéder au plus grand large qui soit, notre « autoportrait » :
A condition quand même d’avoir l’audace de larguer les amarres, de se « libérer du connu » … !
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NB : « Ahbenla » est le nom de mon kayak Nautiraid Cross Tandem … un poil plus long que Baluchon (4,75 m), et qui n’a pour l’instant navigué tranquillement que sur l’eau douce des lacs alpins !
Cordialement

