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1 - Pratique de la Vision du Soi Fondamentaux Vision du Soi

Vision 5 – Voir suffisait

« … For once, words really failed me.

Past and future dropped away.

I forgot who and what I was, my name, manhood, animalhood, all that could be called mine.

It was as if I had been born that instant, brand new, mindless, innocent of all memories.

There existed only the Now, that present moment and what was clearly given in it.

To look was enough. … »

« … Les mots me manquèrent véritablement pour la première fois.

Passé et avenir se dissipèrent.

J’oubliai qui et ce que j’étais : nom, humanité, animalité, tout ce qui pouvait être appelé mien.

Comme si je venais tout juste de naître, flambant neuf, sans mental, vierge de tout souvenir.

Seul Maintenant existait, cet instant présent et ce qu’il offrait en toute clarté.

Voir suffisait. … »


Les « happy few » lecteurs de volte-espace auront reconnu le cinquième paragraphe de « Vision », chapitre initial de « Vivre Sans Tête – Une contribution au zen en occident ». Le désir m’est venu de reprendre, paragraphe par paragraphe, ce texte fondateur en proposant une traduction parfois légèrement différente de celle de Catherine et quelques commentaires. La considération finale de l’ensemble du texte pourra conduire à retoucher un peu chaque partie.

Ce simple & court, dense & inépuisable texte de Douglas Harding pourrait « peser » aussi lourd que toutes vos autres lectures spirituelles … Il vous donnera peut-être envie de participer à un atelier de Vision du Soi, de transformer le « ouï-dire » en expérience personnelle, les concept en percepts


1 – C’est plutôt bon signe si l’on en croit Paul Valéry : « A mesure que l’on s’approche du réel, on perd la parole » (Cahiers). Le langage fut une aide, le langage est l’entrave

2 – Celui qui fait cette expérience n’est plus contenu dans le temps, c’est désormais lui qui le contient. C’est une considérable libération. A vérifier très soigneusement !

3 – La formule « qui et ce que » est un peu lourde, mais nécessaire : le « qui » seul n’induit que « quelqu’un », une personne, comme réponse, alors que le « que » demeure beaucoup plus ouvert. C’est faire l’expérience de n’être pas réduit à la seule zone périphérique « je suis humain » de la carte ci-dessous, d’être en réalité infiniment plus grand, vaste, spacieux … Vérifiez !

4 – Mental sonne moins bien que « pensée » mais invite à considérer une catégorie plus large. Et il me semble que l’on ne se méfie jamais assez du « pur »

5 – « Voir suffisait » … Voir suffit, le leitmotiv de la Vision du Soi. Vérifiez !

NB : traduction originale de Catherine Harding :

« … Pour la première fois les mots me firent réellement défaut. Le passé et l’avenir s’évanouirent. J’oubliais qui j’étais, ce que j’étais, mon nom, ma nature humaine, animale, tout ce que je pouvais appeler mien. C’était comme si à cet instant je venais de naître, flambant neuf, sans pensée, pur de tout souvenir. Seul existait le Maintenant, ce moment présent et ce qu’il me révélait en toute clarté. Voir, cela suffisait. … »


Cordialement

Par Jean Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 66 ans, marié, deux fils, un petit-fils, une petite-fille.
La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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