« Pascal jaillit du noir, les yeux mouillés d’or. Son aventure vient d’une région souterraine plus profonde que sa volonté¹ – à peine s’il y est pour quelque chose. Une nuit son âme prend feu. Les chevaux de la pensée² filent au galop, leurs robes couvertes d’une sueur d’encre. De l’illumination du lundi soir 23 novembre…
Catégorie : Fondamentaux Vision du Soi
« Le monde n’aime pas la mort. Il n’aime pas non plus la vie. Le monde n’aime que le monde¹. […] Je ne peux pas te parler du mimosa puisque tu n’es plus là. Mais le mimosa, lui, me parle très bien de toi² : tout ce qui est délicat a traversé le pays des…
« J’imagine quelqu’un qui entre au paradis sans savoir que c’est le paradis. Il a des inquiétudes, des projets. Il est très occupé. Un bruit de fer, un cliquetis d’épées l’accompagne. C’est si banal, la guerre. Et puis tout d’un coup il y a une lumière de neige sur un étang, et un oiseau aux ailes…
« Ce qu’on voit nous change. Ce qu’on voit nous révèle, nous baptise, nous donne notre vrai nom. […] Ce noir charpente mon cerveau, y tend ses poutres maîtresses dont le deuil n’est qu’apparent : le noir est l’éclair d’un sabre de cérémonie, une décapitation qui ouvre le bal des lumières . Ces œuvres appellent le…
« Un prénom vif et sec comme l’attaque d’une sonate – Glenn. Un nom plus sourd, la vibration maintenue du nom comme dans les profondeurs d’un adagio – Gould. Glenn Gould, … Il joue Bach, et encore Bach, et surtout Bach. […] Là où je vais, là où je joue, il n’y a personne – que…
« Dieu peut remercier Bach, parce que Bach est la preuve de l’existence de Dieu » « Syllogismes de l’amertume »¹ Emil Cioran & Et Jean-Sébastien peut à son tour remercier de nombreux blogueurs passionnés, notamment un certain Marc Seiler², créateur du site Bachoque.ch, que tous les amateurs de cantates apprécieront. Il existe bien sur de nombreux autres sites…
« Deux anges couillus descendus sur terre pour remettre de l’ordre : Menuhin et Oïstrakh dans un vieux film noir et blanc jouent un concerto de Bach¹. Les deux violonistes jouent si intensément qu’on dirait qu’ils ne jouent pas et ne font plus qu’entendre. Oïstrakh écoute son violon plus fébrilement qu’une mère guette la…
« En moi brûle le désir de devenir grande dans la simplicité. » Paula Modersohn-Becker Paula Modersohn-Becker Une exposition à Paris. Un musée à Brême. Une biographie de Marie Darrieussecq : « Être ici est une splendeur – Vie de Paula M. Becker ». « … c’est une réflexion sur son geste esthétique que mène Marie Darrieussecq dans cet opus…
« Les anciens chinois, les taoïstes d’autrefois, avaient un mot – chên yun – pour désigner le rythme spirituel qui résulte du contact direct avec la nature. Du chên yun, naissait chez le poète la joie en elle-même ineffable, qu’il traduisait en décrivant le plus objectivement possible le cadre où il l’avait ressentie, et dont l’évocation…
« Tout son qui atteint mon oreille Est une voix. Là, à l’instant, C’est mon ami ! Il n’est rien qui ne me parle. » Eihei Dôgen (1200-1253) Cordialement En complément, l’article consacré à Eihei Dôgen sur zen-occidental.net, site de référence s’il en est. Un poème est pour être apprécié, pas nécessairement pour être commenté, mais ……