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1 - Pratique de la Vision du Soi Fondamentaux Vision du Soi

Vision 10 – Tout cela était parfaitement simple, ordinaire et direct

« … It was naked, uncritical attention to what had all along been staring me in the face – my utter facelessness.

In short, it was all perfectly simple and plain and straightforward, beyond argument, thought, and words.

There arose no questions, no reference beyond the experience itself, but only peace and a quiet joy, and the sensation of having dropped an intolerable burden. »

« … C’était une attention nue, sans jugement, à ce qui n’avait jamais cessé de me « dévisager » : mon absence totale de visage.

Bref, tout cela était parfaitement simple, ordinaire et direct, en-deçà du raisonnement, de la pensée et des mots.

L’expérience elle-même ne suscitait ni question ni référence, seulement la paix, une douce joie et la sensation d’avoir déposé un insupportable fardeau. »


Les « happy few » lecteurs de volte-espace auront reconnu le dixième & dernier paragraphe de « Vision », chapitre initial de « Vivre Sans Tête – Une contribution au zen en occident ». Le désir m’est venu de reprendre, paragraphe par paragraphe, ce texte fondateur en proposant une traduction parfois légèrement différente de celle de Catherine et quelques commentaires. La considération finale de l’ensemble du texte pourra conduire à retoucher un peu chaque partie.

Ce simple & court, dense & inépuisable texte de Douglas Harding pourrait « peser » aussi lourd que toutes vos autres lectures spirituelles … Il vous donnera peut-être envie de participer à un atelier de Vision du Soi, de transformer le « ouï-dire » en expérience personnelle, les concept en percepts


1 – Génial ce « dévisager », non ? La « solution » à tous les problèmes est là depuis toujours, derrière – plutôt que devant – notre nez, soigneusement cachée dans l’évidence comme « La Lettre Volée » d’Edgar Poe.

Mais, comme l’a si bien vu & écrit George Orwell : « To see what is in front of one’s nose needs a constant struggle. & Voir ce qui est sous notre nez exige une lutte incessante. » Ou encore : « Il faut toujours dire ce que l’on voit : surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » (Charles Péguy, « Notre jeunesse »).

2 – Je préfère « en-deçà » à « au-delà », tout comme « je préfère le vin d’ici à l’eau de là » (Paternité incertaine … Pierre Dac ?) ! La Vision, tout comme kensho, satori et autres éveils, peut, dans un second temps susciter énormément de « raisonnement, pensées et mots », et elle ne s’en prive effectivement pas. C’est en quelque sorte un excellent incubateur de créativité, vérifiez !

3 – Mais la seule chose qui compte, ce qui fait son incomparable intérêt, c’est le résultat : « paix, joie sereine et sensation d’avoir déposé un insupportable fardeau ». Vérifiez ! 

NB : traduction originale de Catherine Harding :

« … C’était une attention nue, sans jugement, à une réalité qui n’avait pas cessé de me « dévisager » : mon absence totale de visage. Bref, tout cela était parfaitement simple, ordinaire et direct, au-delà du raisonnement, de la pensée, et des mots. En dehors de l’expérience elle-même ne surgissait aucune question, aucune référence, seulement la paix, la joie sereine, et la sensation d’avoir laissé tomber un insupportable fardeau. … »


Cordialement

Par Jean Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 66 ans, marié, deux fils, un petit-fils, une petite-fille.
La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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