Le véritable point de départ du livre de Marie Balmary « Le moine et la psychanalyste », c’est la mort. Celle que Ruth, la psychanalyste, vient de rencontrer, lors de :
« … l’un de ces moments où, dans une vie, la vie doit s’arrêter ou bien reprendre autrement. Après une maladie mal déterminée dont les graves complications cardiaques l’avaient mise en danger et conduite à l’hôpital, … »
C’est la profonde relation d’amitié de Noémie pour Ruth, et leur commune liberté de parole moins à propos de la mort en général que de leur propre mort …
« Que l’homme soit mortel, mais que son désir l’emmène au-delà de cette condition, ils [les collègues de Ruth] ne le reçoivent pas. Il me semble qu’à leurs yeux, un tel désir est interdit à l’adulte conscient. Ils pensent digne d’accepter stoïquement – comme Freud – l’absurde d’une condition où l’homme n’est qu’un animal qui doit, primo ne pas se vanter d’être plus qu’un animal, secundo accepter comme un grand de n’être que ça, et tertio, attendre sans se plaindre l’arrivée du néant qu’on hâtera s’il tarde à venir. Alors que toi, même si tu te méfies de toute croyance, tu ne t’es jamais contenté de cette misère. »
… qui engage Noémie à faire advenir la rencontre avec Simon, le moine,
« un interlocuteur dans cette dimension que toi [Ruth], tu ne méprisais plus : celle de la vie qui veut passer la mort. »
La suite est à lire, relire … Ce livre constitue une excellente introduction à toute l’œuvre de Marie Balmary.
Vous sentez-vous vitalement concerné par cette dimension de « la vie qui veut passer la mort » ? Auquel cas on peut considérer qu’existe en vous ce que les bouddhistes appellent « l’esprit d’Éveil » (Bodhicitta) & les chrétiens le désir du Salut .
« L’aspiration à la plénitude » est donc désormais bel et bien présente. Il ne reste plus qu’à mettre en œuvre un réel « engagement vers la plénitude », afin de parvenir à la réaliser … pleinement !
En plus d’une lecture soigneuse de Marie Balmary, la Vision du Soi selon Douglas Harding peut alors considérablement vous aider.
Elle permet de Voir – simplement, concrètement, joyeusement – que Ce Que nous sommes, tous, le « Je Suis » central du dessin ci-dessous – l’espace d’accueil illimité & inconditionnel – n’est jamais né, n’a jamais été composé … et qu’il n’est donc en aucun cas concerné par la mort. Celle-ci s’applique seulement au corps & mental périphérique.
Il ne serait sans doute pas inutile de se souvenir de ce qui précède au moment de rédiger des textes importants à propos de la fin de vie et de l’organisation des soins palliatifs en France …
Cordialement


