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Jane Goodall – Human

Il y a bien longtemps que je connais le nom, lit des textes et admire les actions de Jane Goodall (0). Je suis heureux de contribuer – très modestement – à mieux faire connaître & relayer son message en reprenant sur volte-espace l’extrait ci-dessous du film « Human » de Yann Arthus-Bertrand¹.

Ce dernier introduit ainsi la genèse de son film :

« Je suis un homme parmi 7 milliards d’autres. Depuis 40 ans, je photographie notre planète et la diversité humaine et j’ai le sentiment que l’humanité n’avance pas. On n’arrive toujours pas à vivre ensemble. Pourquoi ? Ce n’est pas dans les statistiques, dans les analyses que j’ai cherché la réponse, mais dans l’homme. »²

Il me semble que Jane Goodall apporte ci-dessous quelques (bons) éléments de réponse³ à ce « Pourquoi ? »  :

 

Cordialement

 

0 – Jane Goodall est déjà présente sur volte-espace à l’occasion de ce billet : Population Matters & Covid-19

Le wouèbe se fait parfois l’écho d’une polémique concernant des propos qu’elle aurait prononcés concernant la population souhaitable & soutenable par la Terre. Le sujet est sensible, pour ne pas dire tabou. Mais … « facts are friendly » ! Parler de surpopulation et essayer de trouver des solutions humaines intelligentes à ce problème important & urgent, c’est tout simplement essayer d’éviter que guerres, famines, épidémies, … le règlent à leur manière, brutalement. Jane Goodall « préfère parler d’optimisation volontaire de la population. »

Plutôt que de se contenter de répéter en boucle que « la population humaine devrait se stabiliser autour de dix milliards d’êtres humains à la fin du XXI° siècle », ne serait-il pas plus utile de réfléchir au nombre optimal que la planète est actuellement en mesure d’accueillir, nourrir, soigner, éduquer, rendre heureux, … dignement ? D’envisager un retour progressif & concerté vers le niveau des années soixante, 1960, soit environ trois milliards d’habitants ? Tous ceux qui pensent qu’ « un retrait sans réserve, organisé et durable, en vue de vivre en harmonie avec Gaïa » est inenvisageable sont invités à se souvenir que « la civilisation n’a que l’épaisseur de trois repas »  … et à aiguiser leurs baïonnettes.

¹ – Les film « Human » et « Woman » sont également déjà là :

Remarque essentielle : ces trois billets proposent de visionner tout ou partie de ce film, mais autrement, et pour être précis dans le strict respect de la posture indiquée ci-dessous :

Ne me croyez surtout pas quand j’affirme que visionner ainsi ces films permet d’entrer dans un état de très profonde méditation, de pratiquer volte-espace, de parvenir à la « silencieuse coïncidence » avec votre véritable Identité. Essayez pour de bon, vérifiez soigneusement !

² – Nous sommes sans doute nombreux à partager ce sentiment d’échec, voire de régression en considérant l’aventure humaine … Et à savoir pertinemment que ni les « statistiques », ni les « analyses » ne nous apporteront la moindre réponse.

Alors bien sûr il faut chercher « dans l’homme ». Mais dans quel homme ? L’homme corps & mental tronqué, émoussé, incomplet, néoténique, … confiné dans l’étroite zone périphérique « je suis humain » du dessin ci-dessous ?

Ou plutôt dans l’homme complet vivant à partir & en tant que « Je Suis » central, l’homme capacité de tout & tous ? Poser ces questions c’est en quelque sorte y répondre … Mais le monde contemporain est tellement déconnecté de toute forme de véritable spiritualité que cette option là – peut-être le « seul espoir » – n’est quasiment jamais choisie …

Précisons aussi que la signification profonde de la formulation « Je Suis » n’appartient pas seulement à l’Évangile de Jean ou à l’Advaïta Vedanta mais constitue l’héritage spirituel – le droit de naissance – de tout être humain … et sans doute de tout être vivant pour rester dans le droit fil de la pensée de Jane Goodall.

³ – Quelques (bons) éléments de réponse à ce « Pourquoi l’humanité n’avance pas ? » … :

  • « Mon travail consiste à donner de l’espoir aux gens … » : l’espoir c’est effectivement tout autre chose que la seule perspective d’augmentation du « pouvoir d’achat ». Ça se situe plus du coté de la « joie sans objet » que des seules conditions matérielles, aussi importantes soient-elles.
  • « Rien ne vaut d’être là physiquement … même si les nouvelles technologies sont efficaces … » : il nous va sans doute falloir aller au bout de l’erreur du « tout numérique », subir toutes les conséquences de cette « invasion de sauterelles électroniques sur le monde » (Christian Bobin), avant de revenir à l’intensité de présence de la rencontre en petits groupes à taille humaine …
  • « Atteindre des lieux qui sembleraient inaccessibles » : peu importe en fait le lieu situé dans l’étroite zone périphérique « je suis humain » du dessin ci-dessus. Seul compte vraiment l’accès au non-lieu central … que « Je Suis », que nous sommes tous, et que la Vision du Soi selon Douglas Harding a rendu accessible – simplement, concrètement, joyeusement. N’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez !
  • « L’éducation c’est ce qu’on apprend à travers l’expérience … chaque jour, toute sa vie … » : eh oui, hors de l’expérience point de salut ! Comme le martelait ce bon vieux Douglas, l’essentiel de la Vision du Soi c’est 1. les expériences, 2. les expériences, 3. les expériences !
  • « Nous ne sommes pas les seuls êtres doués d’une personnalité, capables de penser, d’aimer et d’être aimés » : eh oui, nous partageons la « Vision » avec tous les êtres vivants, nos frères primates bien entendu, mais aussi le crapaud commun !

  • « Cette planète peut satisfaire nos besoins (need) mais pas notre cupidité (greed) ». Gandhi. C’est seulement (… !) parce que, pour la plupart, nous refusons notre besoin d’éveil, de réalisation, de nouvelle naissance … (choisissez le mot qui vous convient et, surtout, attelez-vous à la « non-chose », engrammée au plus profond de votre destin d’être véritablement humain) que nous essayons, vainement, de le compenser par une consommation débridée, un déchaînement de cupidité … Le problème et sa solution sont, d’abord et avant tout, spirituels.
  • « Je suis complètement heureuse seule dans la nature … » : pour ma part je suis complètement heureux d’être (espace d’accueil illimité & inconditionnel pour) la nature. La solution à la totalité des problèmes soi-disant « environnementaux » c’est d’avoir pour véritable corps, comme le sage des Upanishads, « l’univers entier ». Grâce à la Vision du Soi c’est devenu assez simple, concret, joyeux … N’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez !
  • « Tant de lieux à visiter, de personnes à voir, de cœurs à toucher … » : Jane, si seulement vous utilisiez votre notoriété pour diffuser le message de votre compatriote Douglas Harding, « the shortest way home », « l’entrée principale » … Ici, en ce (non)lieu que nous n’avons jamais quitté puisque nous le sommes, en & en tant que « Je Suis », tous les lieux sont déjà visités, toutes les personnes sont déjà vues, tous les cœurs sont déjà touchés … N’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez !

&

Institut Jane Goodall France

Jane Goodall Institute

Jane Goodall, wikipedia anglais

Par Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 65 ans, marié, deux fils, un petit-fils.
La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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