Le climat émotionnel du monde en sera tempéré – Nisargadatta Maharaj

«Quand plus de gens parviendront à la connaissance de leur nature réelle (0), leur influence, bien que subtile, prévaudra et le climat émotionnel du monde en sera tempéré¹.

Les peuples suivent leurs chefs et quand, parmi ceux-ci, en apparaîtront de grands par le cœur et par l’esprit, totalement libérés de la recherche égoïste², leur impact sera suffisant pour rendre impossibles les grossièretés et les crimes de l’époque actuelle³.

Un nouvel âge d’or peut s’ouvrir, qui durera un temps pour succomber ensuite à sa propre perfection. Car le reflux commence toujours quand la marée est au plus haut (4).»

Nisargadatta Maharaj

Nisargadatta Maharaj

&

Citation proposée par Jean Bouchard d’Orval sur sa page fessebouc. Accompagnée de quelques commentaires, parmi lesquels j’ai retenu ceux ci-dessous :

« Comme sœur Anne je ne vois rien venir … »

« Ça va aller plus vite que tu crois. Comme disait Churchill durant la Seconde Guerre mondiale, “ça va aller beaucoup mieux, mais avant ça sera pire”. » – Jean Bouchard d’Orval (5)

« Je wait to see. » (6)

« Paul Ricoeur écrivait un eu avant mai 68 : “Le danger, aujourd’hui, est que la direction des affaires soit accaparée par les oligarchies de compétents, associées […] aux puissances d’argent.”, cité par Laurent Mauduit. » (7)

 

Cordialement

 

0 – Est-ce que le mot de « connaissance » est vraiment le plus adapté ? Voir clairement « sa propre équation écrite noir sur blanc », voir la plénitude de son « autoportrait », laisse néanmoins subsister l’entièreté du mystère du « Grand », du « Je Suis » central. Heureusement …

¹ – J’espère que vous appréciez cet adjectif : « tempéré ». Il me semble qu’aujourd’hui ce climat émotionnel monte de plus en plus en température, dans la plupart des pays du monde, en parallèle avec un dérèglement climatique qui va exacerber toutes les tensions préexistantes … Découvrir, réaliser sa « nature réelle » constitue donc la tâche la plus importante et la plus urgente.

Inaccessible vœu pieux ? NON, plus avec la Vision du Soi selon Douglas Harding.

² – Ceux là se comptent sans doute sur les doigts d’une main à l’échelle de toute l’histoire, mais pourquoi estimer qu’il en sera toujours ainsi ? Les nombreux spécimens petits « par le cœur et par l’esprit » et totalement empêtrés dans leur égoïsme font chaque jour la preuve de leur échec sur à peu près tous les plans (écologie, social, économie, …). Tout simplement parce que le Réel refuse la conception limitée, rabougrie, anthropologiquement fausse qu’ils ont d’eux-mêmes et de leurs concitoyens.

Ceci dit, comme ils sont censés nous représenter, tant que nous ne serons pas plus nombreux à être « grands par le cœur et par l’esprit, totalement libérés de la recherche égoïste », de tels chefs « n’apparaîtront » pas. C’est à nous de vouloir vraiment assumer notre dignité d’être humain, d’avoir l’audace de faire le premier pas. Et ce n’est plus si difficile … Essayez, vérifiez.

³ – Une aussi « grossière » conception anthropologique que celle qui prévaut de manière quasi exclusive de nos jours conduit nécessairement, logiquement, automatiquement … aux « crimes de l’époque actuelle ». Tant que nous ne passerons pas résolument à une conception assurant la complétude « corps & âme – esprit » de l’homme, la situation a peu de chances de s’arranger vraiment.

Toute société fondée sur cette conception fausse d’un homme réduit à ses seuls corps & mental est nécessairement une dis-société.

4 – Nisargadatta Maharaj renoue ici avec la grande sagesse traditionnelle des cycles du devenir. Est-elle confirmée ou infirmée par l’aggravation du dérèglement climatique et des diverses autres crises de notre anthropocène … ?

5 – J’avoue avoir quelques difficultés avec cet espèce de « processus sans sujet » … Les choses ne devraient commencer à aller mieux que par une « injection massive » de sujet individué dans la société. Mais l’exemple de la guerre me paraît très pertinent. Nous sommes effectivement de plus en plus acculés à un choix crucial :

« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots. »

Avec un petit bémol toutefois : la Seconde Guerre mondiale se présentait assez simplement, si j’ose dire. Il y avait de grands méchants d’un coté et les « champions de la liberté » de l’autre. Les troubles qui s’annoncent vont sans doute s’avérer beaucoup plus confus … une « frérocité » tous azimuts. L’équation est simple : fraternité ou « frérocité ».

Churchill a fait son boulot en 1939-1945. Le temps est peut-être venu pour Douglas Harding de faire le sien. La Vision du Soi est totalement accessible, il suffi(rai)t de la partager.

6 – Et si, justement, nous choisissions plutôt de faire exactement l’inverse : Voir d’abord, et attendre ensuite, pour vérifier la puissance incroyable de la « Vision » et de la méthode qui l’accompagne.

Dites, je ne sais pas quel âge vous avez, vous qui lisez ce billet, mais vous n’avez pas le sentiment d’avoir déjà bien assez attendu ? Ne vous condamnez pas à attendre « Demain, toujours demain », à prendre le risque de vivre un sempiternel « jour sans fin »!

7 – Voilà qui établit le lien avec l’actualité de la crise politique française, puisque notre président a souvent été présenté comme « assistant éditorial » de Paul Ricoeur. En tous les cas, trente ans avant leur première rencontre, le philosophe avait clairement posé la situation qu’Emmanuel Macron incarne aujourd’hui … et qui pour le moins interroge les fondements de la République française. Aurait-il pris cette mise en garde pour une recette de réussite … ?

En tous les cas on ne pourra pas reprocher à Emmanuel Macron de ne pas nous avoir prévenus … de sa fondamentale ambiguïté ! Déjà, à mon humble avis, avec « En marche ». Mais surtout avec « L’avertissement du Président », ce texte magistral de Marie Balmary, qui est un peu comme « La lettre volée » d’Edgar Allan Poe, bien en évidence … dans l’océan du wouèbe ! Qui va s’en saisir le premier ? Quel usage en sera-t-il fait ? J’avoue que j’en tremble.

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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