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A Ciel Ouvert – Quelle misère … !

J’ai écrit, une bonne fois pour toutes et sans le moindre regret, trois billets sur ce que je percevais – et perçois toujours – des dérives de l’association « A Ciel Ouvert » (0) :

Puis ces trois autres se rattachèrent à la même démarche critique :

Six billets parmi les 965 publiés à ce jour sur volte-espace : vous conviendrez qu’il ne s’agit pas d’une obsession pathologique ! Mais, venant de recevoir par courriel² une énième sollicitation financière de « l’Université A Ciel Ouvert », je confesse éprouver un certain plaisir à écrire ce septième. En quelque sorte la satisfaction d’avoir vu juste et d’avoir lancé une alerte … même si cela n’a, pour l’instant, encore servi à rien.

Les diverses entreprises de notre « ministre de la spiritualité »³ semblent apparemment souvent mal tourner et, de manière récurrente, font appel à la générosité des donateurs pour survivre. Toute difficulté constitue pourtant une bonne occasion de se remettre en question, mais sa conception très personnelle de la direction d’une association ne se modifie néanmoins pas d’un iota (4) :

  • A. C. n’est pas responsable des difficultés, toujours extérieures, qui l’accablent : « dettes léguées par Terre du Ciel et sa faillite », »interdits administratifs liés au covid 19″, « tempête », « ornière »,
  • A. C. se souvient de l’existence d’un « nous » uniquement lorsque « notre situation financière est très critique » et qu’il remercie par avance tous « ceux qui nous aideront à sauver l’Université A Ciel Ouvert … ».
  • A. C. lance alors de vibrants appels : « Voulez-vous faire partie des parrains de l’Université A Ciel Ouvert qui l’aident à sortir de l’ornière où ses roues se sont enlisées ? Unissons-nous et formons le groupe de parrains qui va veiller, nourrir et soutenir l’enfant qui est aujourd’hui en difficulté et qui doit retrouver toutes ses forces. » 

Je ne vais pas recommencer ici une critique détaillée du programme de cette soi-disant « Université » : tout ce que j’ai écrit voici presque quatre ans reste entièrement d’actualité. Une nouvelle « situation critique » survient très logiquement – même si, effectivement, la Covid 19 la précipite un peu – parce que « nous » (5) n’avons pas su faire « bon usage des crises » précédentes. Donc la crise continue de s’avérer nécessaire pour « nous éviter le pire » ainsi que l’a si justement écrit Christiane Singer. Indispensable pour cesser de faire « toujours plus de la même chose » – c’est-à-dire concrètement soutenir la mégalomanie d’A. C. – ce qui conduira naturellement à « réussir à échouer ».

Est-ce vraiment ce que veulent tous ceux qui ont entendu la grande parole de la Chāndogya Upaniṣad, « Tu es Cela » & « Tat tvam asi », ou « L’hypothèse de travail minimale » d’Aldous Huxley, tous ceux qui travaillent à « Une transformation si totale du sens de la grandeur » ? Quel dommage, quel gâchis, quelle grave responsabilité pour A. C. et pour tous ceux qui persistent à cautionner sa « gouvernance » inadaptée.

Si je suis convaincu de la vérité de la phrase de Théodore Monod placée en exergue de la brochure de présentation de cette « Université » :

« Sans un puissant sursaut spirituel nous n’y arriverons jamais. » (6),

je suis également certain qu’A. C. représente aujourd’hui l’entrave majeure à ce beau, noble et indispensable projet. « Le seul espoir » … que personnellement je soutiens par le partage de la Vision du Soi selon Douglas Harding.

Grâce à la Covid-19 (pour présenter les choses simplement …) « vous » (5) voilà donc placés devant un choix crucial : continuer de n’être pas « raisonnables » en permettant à A. C. de poursuivre son « aventure babélienne », ou décider d’être – enfin – « responsables ». Un grand merci au regretté Coluche.

 

 

Cordialement

 

0 – « L’Université A Ciel Ouvert » est assurément une association loi de 1901 à but non lucratif : c’est même inscrit sur la 1° page de la brochure de présentation. Comme A. C. a une fâcheuse tendance à l’oublier, tous ses proches devraient sans cesse le lui rappeler. Si les cautions prestigieuses du Comité de parrainage sont sans doute assez peu voire pas du tout informées de la réalité du fonctionnement, la complaisance & complicité de la plupart des membres du Conseil d’administration me semble coupable. La Secrétaire générale ne pourrait-elle pas recommander une formation afin que le positionnement rouge bleu dans la spirale dynamique de Don Beck soit constaté par chacun … ?

J’écris A. C. … vous le reconnaîtrez !

¹ – J’invite A. C. à méditer tout particulièrement le 4° point de cette Charte : « Favoriser les réalisations à taille humaine et la démocratie de proximité ». Et tous ceux qui l’entourent à s’appuyer sur ce point pour (essayer de ) contenir ses dérives …

Pour que je ne sois pas accusé de me contenter de critiquer, voici une proposition concrète : puisque « A Ciel Ouvert » se lance désormais dans l’odieux-visuel, pourquoi ne pas rétablir d’abord ce site internet simple & sobre où figuraient les traductions de cette Charte dans la plupart des langues européennes ? Et étendre la démarche de traduction à d’autres langues … ?

² – Pourquoi est-ce que je ne me désinscris pas de la liste de diffusion ? Parce qu’ayant consacré du temps & de l’énergie au « printemps de A Ciel Ouvert » et ayant lancé une alerte sur ce qu’il faut bien appeler sa trahison, je souhaite rester informé de l’évolution de la situation.

³ – C’est ainsi qu’A. C. n’hésite pas à présenter ce qui « aurait pu être sa véritable vocation » … Que Dieu nous préserve d’une telle catastrophe !

4 – J’avais cru entendre parler, voici déjà de nombreux mois, de l’éventualité d’une transmission active de la structure « A Ciel Ouvert » … Il serait à mon humble avis plus que temps. Mais, tout comme le gnome malfaisant de la Maison Blanche, il semblerait bien qu’A. C. ne soit pas encore disposé à céder sa place …

5 – J’ai été partie prenante de ce premier « nous », mais c’est bel et bien fini aujourd’hui. C’est pour cela que le deuxième n° 5 est accolé à un « vous » : débrouillez … vous !

6 – Extrait de l’une des dernières discussions de Jean-Marie Pelt avec Théodore Monod :

« Certes, me répondit-il, il y eu de grandes voix : celles d’un Bouddha en Orient ou d’un Jésus plus en Occident ; ils nous parlèrent de compassion, nous proposèrent de “nous aimer les uns les autres, d’aimer notre prochain comme nous-mêmes”. Et d’ajouter : nul ne critique ces messages connus et reçus par tous. Mais qui les met vraiment en pratique ? Nous nous sommes gardés jusqu’ici de les essayer pour de bon, ajouta-t-il tout en me fixant de son regard plein d’humanité ; or sans un puissant sursaut spirituel, nous n’y arriverons jamais. Mais si l’on essayait pour de bon de mettre ces préceptes en pratique, je suis sûr que cela marcherait : le monde et la vie en seraient entièrement transformés ! Chiche ! lui répondis-je. Oui, pour de bon Jean-Marie ! Pour de bon … »

« La Solidarité chez les plantes, les animaux, les humains »

Fayard 2004, p. 136.

Par Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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