« La réponse est oui, mais quelle était la question ? «
Une autre boutade de ce cher Woody Allen. Rien que ça … ?
Dès lors que l’on prend le risque de ne pas se contenter d’éclater de rire et de très vite passer à autre chose, c’est un abîme qui s’ouvre devant nous, … dedans nous.
Quelle que soit la question, quelle que soit la situation, la réponse est toujours, effectivement, d’abord OUI. Oui, je suis essentiellement espace d’accueil illimité & inconditionnel pour tout ce qui se présente. Cela prend parfois très longtemps pour accepter cette leçon majeure, mais penser qu’il existe une alternative est une illusion.
Et comme le répétait et l’écrivait Arnaud Desjardins : pas un « oui à 99 % » qui n’est rien d’autre qu’un « non à 100 % ».
Un atelier de Vision du Soi selon Douglas Harding peut vous faciliter grandement l’apprentissage de cette leçon là. Essayez !
Cordialement



2 réponses sur « « La réponse est oui … » – Woody Allen »
« Illimité et inconditionnel » ne peut-il se résumer en un seul mot, « infini » ? Alors, contempler cet univers intérieur m’effraie comme la profondeur d’une falaise à descendre dans le Mont Blanc. Est-ce un espace de silence ? Plus on y descend, de palier en palier, plus on croit y entendre la voix de la conscience, équilibre et paix. Mais comment la conscience pourrait-elle s’entendre elle-même ? Le Soi n’est-il pas limité s’il se concentre uniquement sur lui ? Il me semble qu’au bout de ce parcours, on débouche sur la richesse de l’altérité : le puits de la méditation devient tunnel. Au bout de cette parenthèse de temps suspendu, revenir dans la lumière et le bruit de la terre, ouvrir les yeux sur les autres pour leur dire ce simple mot : « oui ». Même s’ils n’ont pas posé de question. Dans l’ancien temps, cela se disait « fiat », « qu’il en soit fait selon ta parole ». Des lors , la méditation gagne une richesse nouvelle. Elle n’est plus un outil méthodologique pour s’accepter soi-même mais devient un véhicule pour aller vers l’autre et l’accueillir tel qu’il est. Était-ce votre question ?
Bonjour,
Merci de votre intérêt pour volte-espace, merci de le faire connaître.
Votre commentaire s’applique à un billet ancien, plus de dix ans … Mais comme la matière est inactuelle, pourquoi pas ?
Je n’avais, bien entendu, aucune question particulière, mais, quelque soit la question, la réponse est toujours OUI !
Depuis tout ce temps j’ai continué d’utiliser « illimité et inconditionnel » et plus précisément « espace d’accueil illimité & inconditionnel », c’est-à-dire ce que « Je Suis », mon « autoportrait », le Visage Originel du zen … Peu importe le nom, pourvu qu’on demeure (dans) cet espace, ce mystère. Il me semble que ce faisant je suis un peu plus précis qu’avec « infini ».
En falaise ou en montagne, quand la pente est vraiment raide mieux vaut descendre en lui tournant le dos, en rappel par exemple. Pour l’avoir beaucoup pratiqué, le vide est effectivement parfois effrayant. Mais c’est paradoxalement aussi un symbole de vie … comme A. Huxley l’a si bien exprimé.
OUI. « Espace de silence » – illimité et inconditionnel – pour accueillir tous les sons, toutes les vibrations. Et peut-être sans aucun « palier », dans une prise de conscience instantanée de ce que « Je Suis » vraiment. Depuis et en tant que ce non-lieu, toute musique et tout chant résonnent différemment. Vérifiez !
Le moi peut se contenter de trop peu, seulement de lui-même, de ce corps & mental limité et entravé par toutes sortes de causalités. Ou alors il peut réaliser qu’il est porté par & qu’il porte le Soi, que le Soi est sa véritable identité, socle éternel en-deçà de toutes les identifications périphériques et passagères que pourtant, bien souvent, il idolâtre.
OUI, tout à fait : « au bout de ce parcours, on débouche sur la richesse de l’altérité ». « Ce que nous recevons en sagesse nous le restituons en amour. » Méditer c’est s’ouvrir, aux autres et au monde, pas se recroqueviller bien à l’abri dans une bulle personnelle.
La traduction de ce « fiat » par « qu’il en soit fait selon ta parole » n’est pas des plus heureuses. Pour moi ce « fiat » ressort exclusivement du domaine de l’être. Qu’il en soit ainsi … et peut-être même Ainsi EST-ce … A creuser …
OUI encore concernant la « méditation », que l’on devrait sans doute nommer plus précisément « contemplation » en contexte occidental à forte empreinte chrétienne, au moins inconsciente. Dogen (1200-1253) a écrit : « La pratique c’est l’éveil, l’éveil c’est la pratique ». Donc pas un « outil pour … » ou un « véhicule pour aller vers … », non. Mais OUI : vivre (sans tête !) l’éveil, être dès à présent espace d’accueil illimité & inconditionnel les uns pour les autres, être ce que nous sommes véritablement, tous.
Cordialement