« On ne peut connaître que ce qui n’est pas compliqué. … La Nature ne reste jamais assez immobile pour que l’on puisse prendre sa photo. … La Science-3 n’a pas le choix : elle ne peut que simplifier à l’extrême, comprimer (0) les données et se contenter de mettre en évidence quelques-unes des caractéristiques fixes les…
Dans la continuité de « Gravir l’échelle de la conscience », voici : Interview de Paul Chefurka pour Adrastia (informaticien et chercheur canadien travaillant en particulier sur le thème de la soutenabilité) « Paul, pour beaucoup de membres du Comité Adrastia, vous êtes l’auteur du blog Approaching the Limits to Growth, site de référence sur l’effondrement global. Depuis une…
J’ai découvert l’existence de Paul Chefurka dans la vidéo d’une interview de Pablo Servigne sur le thème : « Effondrement de la civilisation ? » J’ai écouté & entendu avec attention ce que ce dernier dit de l’option retenue par ce chercheur canadien, exposée dans le dernier paragraphe de ce texte : « Pour ma part, j’ai choisi…
J’ai lu dans une revue scientifique une intéressante critique du livre de Corine Pelluchon : « Éthique de la considération », qui vient de paraître aux Éditions du Seuil. En attendant de lire ce livre, je vous propose ci-dessous un entretien avec l’auteur paru dans Libération le 12 janvier 2018. Quelques commentaires pour commencer, mais il y…
« … … chose curieuse, c’est la Science du Sujet (0) qui est parfaitement objective, c’est-à-dire parfaitement scientifique. Et ce n’est pas une objectivité imaginaire qu’on ne saurait avoir qu’en ignorant les objets. Au contraire, la Science-1 reconnaît avec joie et estime beaucoup (et dans un certain sens inclut) la Science-3, car elle tient compte non…
« … Les phénomènes étudiés par la Science-3 sont forcément inconnaissables dans une certaine mesure, parce dès que l’on veut les examiner en profondeur, il faut leur faire violence (0). Non que la Science-3 soit maladroite, mais les objets de son étude sont vagues, indéterminés, fluctuants – et même fuyants, comme c’est le propre des phénomènes¹.…
« … D’ailleurs, contrairement au sens commun, la Science-3 reconnaît être la science des phénomènes et non des noumènes, des apparences périphériques et non de la Réalité centrale, de l’aspect qu’ont les choses et non de ce qu’elles sont (0). C’est la science du relatif … C’est la science de ce qui semble être … La…
« … La Science-1 souffre d’un autre handicap : comme l’observateur est toujours à une certaine distance de son matériau, il doit se fier à un troisième larron, un intermédiaire de nature douteuse, un système de communication faillible, un véhicule certainement très différent du message – comme la lumière, ce système ondulatoire compliqué dans l’espace, que l’atmosphère,…
« … Il est très possible – et même nécessaire de douter de ce que je vois là-bas. … Mais il m’est impossible de douter de ce que je vois ici (0), à savoir l’absence de tâche de lumière, de couleurs, de formes, de mouvement ou de quoi que ce soit d’autre. Dans ce cas, il…
« … En dernier ressort, la Science-3 fait appel non pas aux concepts mais aux percepts, et c’est uniquement sur cette base sûre qu’elle a réussi à ériger son imposante superstructure qui peut alors se permettre de minimiser et d’éclipser les conceptions spéculatives des Scolastiques médiévaux (0). Malgré cela, il manquera toujours à la Science-3 l’humilité…