Bernard Besret tient une place importante dans mon cœur et dans mon … absence de tête. Il s’est éteint à l’age de 90 ans le 25 novembre 2025.
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En guise d’hommage à cet homme remarquable, voici un de ses textes importants : « Boquen, hier, aujourd’hui et demain ». NB : Je reviendrai certainement sur ce « qui es-tu ? » initial, la question cruciale qu’apparemment si peu de personnes se posent …
Cet autre texte, « L’abbaye de Boquen », peut également vous intéresser.
Béatrice Lebel-Goascoz, historienne, a consacré sa thèse de doctorat a Boquen – Entre utopie et révolution (1965-1976). (Presses Universitaires de Rennes, 2015)
Du même auteur sur le même sujet :
- « On ne se libère pas du jour au lendemain du prêtre qu’on a dans la tête. » La Communion de Boquen, entre utopie et révolution
- L’abbaye de Boquen et l’esprit de Mai 68
Sur France Culture en 2024 : Boquen, abbaye de « gauchistes »
Un épisode moins connu … et un regard un peu plus critique : Boquen-Clairvaux et retour. Un projet avorté de refondation monastique (1959-1962)
Quelques extraits d’un témoignage plein de sympathie d’au-delà des Pyrénées :
« … Bernard reste un moine en quête d’autres utopies inaccessibles, animé par l’Esprit, la Ruah, le Souffle qui souffle où il veut, qui crée et recrée sans cesse et transcende les frontières, qui vibrait sur les eaux de la genèse. Nous le sentons vibrer aujourd’hui encore si nous ouvrons les yeux et traversons les frontières.
[…]
« Au cours des quarante années écoulées, j’ai vécu plusieurs autres vies, mais sans jamais perdre de vue le fil rouge qui les relie toutes, à savoir une confiance inébranlable dans le fondement ultime du réel dont je ne doute pas qu’il est mais dont j’ignore bien évidemment ce qu’il est. » [Bernard Besret]
Boquen n’aura été qu’un cri. Le cri d’hommes et de femmes assoiffés d’eau vive. Il a cessé de se faire entendre depuis bien longtemps, mais il m’arrive d’en percevoir l’écho. Parfois même jusqu’en Chine. »
C’est malheureusement ainsi … l’institution grippée qu’est l’Église catholique s’acharne à bannir les quelques rares « sourciers » qui surgissent de temps à autre en son sein et s’ingénie à contrecarrer l’accès à cette « eau vive » … dont tout le monde a désespérément besoin. C’est un vain combat d’arrière-garde, mais ô combien dommageable.
Cordialement

