Yes we can !

Barack Obama est donc reparti pour quatre ans de plus. Bon courage old chap, tu as du pain sur la planche !

Vous vous rappelez sans doute de son précédent slogan de campagne : Yes we can . Voici un petit extrait du discours correspondant en français :

« Lorsque nous avons surmonté des épreuves apparemment insurmontables ; lorsqu’on nous a dit que nous n’étions pas prêts, ou qu’il ne fallait pas essayer, ou que nous ne pouvions pas, des générations d’Américains ont répondu par un simple credo qui résume l’esprit d’un peuple. Oui, nous pouvons.

Ce credo était inscrit dans les documents fondateurs qui déclaraient la destinée d’un pays. Oui, nous pouvons.

Il a été murmuré par les esclaves et les abolitionnistes ouvrant une voie de lumière vers la liberté dans la plus ténébreuse des nuits. Oui, nous pouvons.

Il a été chanté par les immigrants qui quittaient de lointains rivages et par les pionniers qui progressaient vers l’ouest en dépit d’une nature impitoyable. Oui, nous pouvons.

Ce fut l’appel des ouvriers qui se syndiquaient ; des femmes qui luttaient pour le droit de vote ; d’un président qui fit de la Lune notre nouvelle frontière ; et d’un King [NDLR : Martin Luther King] qui nous a conduits au sommet de la montagne et nous a montré le chemin de la Terre promise.

Oui, nous pouvons la justice et l’égalité.

Oui, nous pouvons saisir la chance et retrouver la prospérité.

Oui, nous pouvons guérir cette nation.

Oui, nous pouvons réparer ce monde.

Oui, nous pouvons.« 

 

Sur le site officiel de Barack Obama l’intégralité du discours en anglais

Et le célèbre clip Yes we can sur youtube

 

Certes, le site Volte&Espace ne traite ni de la politique américaine ni de la géopolitique mondiale, sujets sérieux entre tous et qui dépassent de loin mes modestes capacités. De plus le 1° mandat tout comme cette 2° campagne électorale ont illustré la difficulté d’appliquer ce slogan à la complexité des affaires du monde.

Ce « Yes we can », on l’oublie souvent, relevait sans doute aussi de la pensée positive d’un candidat malheureux lors de la primaire du New Hampshire, remportée par Hillary Clinton. Et, en dépit de ma relative sympathie pour Obama, je ne peux m’empêcher de relever dans cette excellence oratoire un calcul démagogique, donc dangereux : promettre que tout est possible, évoquer la Terre Promise, c’est préparer des lendemains qui déchantent  … Le constat de Coluche vaut aussi outre atlantique : « Homme politique c’est pas difficile : cinq ans de Droit et tout le reste de travers ! »

Mais rien d’autre que cette certitude absolue de la réussite ne doit nous animer sur ce chemin de la Vision du Soi mis au point par Douglas Harding. Tout simplement parce que cette réussite n’est autre que notre réalité la plus profonde, notre véritable nature, notre être essentiel.

Oui, nous pouvons, parce que, comme le disent les Upanishads, nous aussi nous sommes « Cela », ici et maintenant, même si de nombreuses couches périphériques dissimulent encore un peu ce noyau central de vérité.

Cette « voie de lumière » qu’est la Vision du Soi nous donne un accès quasi instantané à la liberté. Il nous suffit de voir ce qui est donné dans l’évidence de l’instant présent, de cesser d’alimenter le mensonge et l’illusion d’un « petit » complexe corps-mental, séparé des autres et du reste de l’univers.

Mais, tout comme les pionniers dans leur difficile progression vers l’ouest, demeurer dans cette liberté nous demandera certainement bien des efforts d’attention.

Un dernier « détail » : Obama s’adresse à des millions d’électeurs avec son « we », son « nous », c’est la nature même de son job. Dans la vision du Soi, c’est le JE unique qui se révèle chez un individu, puis chez un autre, puis un autre, … En dehors de ce travail, à la fois rigoureusement individuel et dont les conséquences concernent dans le même temps la totalité des êtres vivants, aucun espoir de changement … « nope ».

Cordialement

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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