Vision du Soi – (Vision Sans Tête)

Ce que je propose ici, dans les divers ateliers comme dans les articles, se situe dans le droit fil de la Vision Sans Tête conçue et développée par Douglas Harding.

Une structure d’atelier commune constitue en effet l’ossature :

Pourquoi ne pas reprendre alors simplement l’expression Vivre Sans Tête, pourquoi m’efforcer de mettre en avant celle de Vision du Soi ?

Il m’a fallu pas mal de temps pour passer de l’une à l’autre.

Pendant les quelques années où j’ai assuré le pilotage de la revue « Vivre Sans Tête », cette question était quasi-permanente face à l’érosion continue du lectorat. Pour aider à bien situer la difficulté de manière concrète, certains abonnés réclamaient une mise sous enveloppe de la revue pour éviter de la recevoir sous film plastique transparent, avec en prime le regard inquiet ou suspicieux du facteur …

Durant cette période j’ai défendu bec et ongles le maintien du titre initial, par souci de continuité et de fidélité envers Douglas :

  • son premier ouvrage grand public s’intitulait « On having no head », traduit en français par « Vivre Sans Tête »
  • le site de Richard Lang, venu rapidement en appui à l’enseignement de Douglas, s’appelle « headless.org »
  • de très nombreuses connexions établies avec des textes traditionnels du zen, du soufisme, du vedanta, … venaient conforter la justesse du choix de cette expression
  • la plupart des articles, interviews, etc … se sont appuyé avec bonheur et succès sur cette expression choc, on ne peut plus originale …
  • … et si évidente au bout de vingt minutes d’atelier
Carl Rogers

Mais, pour reprendre une parole forte de Carl Rogers, que Douglas aimait utiliser de temps à autre :

 

« Facts are friendly. »

 

« Les faits sont amicaux. »

 

Et le fait, indéniable, est que cette expression Vivre Sans Tête inquiète, repousse, effraie, … beaucoup plus de personnes qu’elle n’en attire et invite à tenter l’expérience de la Vision. Peut-être encore plus dans le contexte de la langue et de la société française où ce terme de « tête » est … capital !

Si vous ouvrez le Petit Robert, ce sont presque deux pages très denses qui démontrent à quel point vivre en France est inconcevable sans  … tête. Impossible de rentrer ici dans le détail ; je me contente de répéter la consigne majeure de tout atelier : ne me croyez surtout pas, vérifiez par vous-même ce qu’il en est !

J’ai donc décidé de cesser de faire ma forte tête et de ne plus servir de tête de Turc en évoquant ce que je propose.

Tout simplement en reprenant l’expression utilisée par Douglas dans le chapitre 30 de « La Troisième Voie » : « Ateliers de pratique de la Vision du Soi ». J’ai bien conscience que cette expression est moins précise, qu’elle reste bien éloignée de l’expérience décrite par Douglas dans le premier chapitre de « Vivre Sans Tête », que le mot « Soi » peut entraîner bien des confusions, …

Mais mon objectif étant d’animer des ateliers pour le plus grand nombre, je juge préférable d’utiliser cette expression plus ouverte. Je sais de toute façon, comme je l’ai déjà écrit plus haut, qu’au bout de vingt minutes d’atelier, l’expression la plus juste s’imposera naturellement à la majorité avec la force de l’évidence, et qu’elle sera même souvent exprimée à l’identique par un participant … Bingo !

Si la carte ci-dessous, notre portrait en gloire à tous, semble simple …

 

… elle synthétise une somme d’évolution, de recherches, d’expérimentations, d’expressions, … absolument considérable. Comme toute carte qui se respecte, elle invite à faire un voyage, à se coltiner les joies et les difficultés du terrain. Comme il serait dommage de passer à coté de ce voyage, le seul voyage qui importe, à cause d’une expression a priori rebutante.

Venez faire ce voyage dans un atelier, ensuite vous choisirez l’expression qui vous convient le mieux. Mais n’oubliez pas :

« Le Tao qu’on saurait exprimer n’est pas le Tao de toujours. Le nom qu’on saurait nommer n’est pas le nom de toujours. »

Lao-Tseu, Tao-tö King 1 (La Pléiade)

 

Cordialement

 

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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