SPP16 : La Science-1 n’est pas spécialisée

« … même si la Science-3 existe bel et bien dans toute sa magnifique diversité et son extraordinaire complexité, elle n’existe pas dans sa globalité pour le savant isolé. Elle arrive en pièces détachées et ne peut être assemblée. Il n’y a pas de vue d’ensemble. … Plus elle réussit dans le détail, plus elle échoue en tant que discipline globale. (0)

Le Savant-1 pousse la spécialisation jusqu’à l’extrême limite et ce faisant il inverse le processus. Il ne sait pas, comme le Savant-3, de plus en plus de choses sur de moins en moins de sujets, mais il sait tout sur Rien¹. Il ne court pas le risque d’être étroit d’esprit, car son Sujet est infini. Il ne peut pas se concentrer sur une partie, car ce Sujet n’a pas de parties. Pratiquer la Science-1, c’est la pratiquer dans sa totalité. Bref, la réponse au problème de la spécialisation c’est de jeter un coup d’œil sur le spécialiste – mais de l’intérieur. Il peut sans danger et joyeusement borner son attention aux projets de recherche les plus étroits, pourvu qu’il ne perde pas le contact avec Lui-même, avec le Chercheur qui est infiniment spacieux². »

 

Cordialement

 

0 – « The Science of the 1st Person » a paru en 1974. Ce que constate ici Douglas Harding à propos de la Science-3 – la Science de tout ce qui se trouve à l’extérieur, en périphérie – était déjà une vérité établie à l’époque, mais, presque 45 ans plus tard, c’est désormais une lapalissade.

Au début du texte, à propos de l’idéal de maîtrise du savoir de toute une époque, rarement réalisé, se trouve un renvoi vers la note de bas de page suivante :

« Par Aristote dans l’Antiquité, par exemple, et par des hommes tels que Descartes, Francis Bacon, Leibniz, Pascal et Herbert Spencer dans le monde moderne. »

Concernant ce dernier, l’article de wikipedia en anglais Herbert Spencer est naturellement beaucoup plus complet.

Rappel : la Première Personne compte toujours à partir de 0, moyen habile (upaya) de, notamment, transformer les groupes de quatre personnes en groupe de trois … Et également de réduire à néant le concept erroné d’« environnement ». Essayez, vérifiez … n’en croyez pas un traître mot !

¹ – Sur ce « Rien » qui devient instantanément, dès que je prends conscience que Je Le Suis, le contenant ultime de … tout ! Ce qui permet donc de comprendre aussi un peu de ce tout, peut-être d’une façon moins violente, plus compréhensive, plus aimante … et donc plus utile en définitive.

² – « Le Chercheur qui est infiniment spacieux », vous en avez une la carte détaillée ci-dessus (qui ne figure pas dans ce livre-ci). C’est en réalité « Mon, ton, son, notre … autoportrait ! »

Sur ce sujet passionnant, nous-même comme espace d’accueil illimité et inconditionnel, ont été écrits des livres admirables : « L’immensité intérieure » de Douglas, « La joie spacieuse » de Jean-Louis Chrétien, bien d’autres …

Mais avant de les lire, il est recommandé de participer à un atelier de Vision du Soi, histoire de vérifier si « les experts ont bien pigé le truc ? »

Rappel : « La Science de la Première Personne – Principes, Pratique et Potentiel »  – Éditions Dervy 1998

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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