Source de Paix Intérieure (extraits) – Jan – Revue VST n°5/06-99

« J’ai rencontré pour la première fois Catherine et Douglas Harding en 1996 lors d’un atelier en Belgique. C’est à l’occasion de l’exercice du doigt que l’étincelle s’est produite : j’ai alors réalisé simultanément la simplicité et l’importance de la Vision. […]

Bien que Douglas Harding ne m’ait pas enseigné «quelque chose de nouveau», tout ce que j’ai redécouvert n’a été possible qu’au travers des expériences qu’il propose. J’ai beaucoup de gratitude envers lui pour m’avoir permis de VOIR. Et c’est pourquoi je souhaite partager cette vision avec d’autres amis.

[…] Pour décrire « l’état d’esprit » que j’ai redécouvert pendant les expériences, j’emploie le mot « source de paix intérieure » parce que c’est une expression qui n’évoque ni une religion ni une voie particulière. D’autres utilisent les termes Vide, Ciel, Conscience ; vous pouvez y mettre les noms que vous souhaitez. Comme cela ne peut être traduit en mots, ce texte sera plein de contradictions et de « vides de sens ». Les mots de ce texte ne feront que pointer vers la vérité, ils ne seront pas la vérité elle-même.

Rien de nouveau ?

J’ai dit que cette découverte n’est rien de nouveau d’abord parce que ce n’est pas une chose et ensuite parce que ce n’est pas nouveau.

  • Ce n’est pas un objet qui peut être observé, parce que c’est le sujet de l’observation. Les objets peuvent être vus dans la conscience, mais la conscience elle-même ne peut pas être vue.
  • Ce n’est pas nouveau, parce que cette source a toujours été ici ; la différence c’est qu’à certains moments l’évidence de la source m’apparaît, je suis alors conscient d’être en contact avec elle. Alors je suis Un avec la source (et le moi en tant que personne disparaît).

C’est un état avec lequel nous sommes tous familiers, parce que nous sommes tous nés comme cela, mais nous avons perdu le contact avec cette source quand notre attention a été attirée vers d’autres choses : les émotions, les sentiments, les objets autour de nous, les sensations corporelles, les pensées, la mémoire, etc…

[…]

Les expériences

Bien que la plupart des auteurs du zen, du tao et du non-dualisme (comme l’advaita vedanta) déclarent que « Tout est Un », leurs discours et leurs écrits ne livrent pas toujours la clé directe pour vérifier leurs dires. Ou peut-être n’étais-je pas capable de trouver la clé dans leurs enseignements.

Quoi qu’il en soit, les expériences de Douglas Harding ont tenu leurs promesses : me montrer immédiatement de quoi il parlait. Pour la première fois, je pouvais expérimenter immédiatement ce que d’autres auteurs ne faisaient que décrire dans leurs livres. Au vu de tout ce que je connais, c’est unique dans la littérature du yoga, de la méditation et de la spiritualité.

[…]

La question « Qui suis-je ? » est la seule question qui en vaille la peine, mais en même temps, c’est la seule qui n’aura jamais de réponse parce que notre mental ne peut pas connaître la Vérité mais peut seulement s’en faire une image. La vraie Vérité est l’Inconnu.

Le chemin le plus court n’est pas le plus populaire

Comprendre les expériences de Douglas Harding est extrêmement simple, et les nouveaux venus n’ont pas besoin d’un entraînement particulier ni d’années d’étude intensive. A vrai dire les exécuter est ce qu’il y a de plus simple. Étant donné que c’est si évident, facile et accessible, la plupart des gens réagissent d’une façon critique et disent : « Êtes-vous en train de me dire que vous n’avez pas besoin d’être un grand yogi ou un rishi avant de pouvoir voir “Cela” ?

Croyez-vous vraiment que des “gens normaux” comme vous et moi peuvent être des voyants ? Cela ne peut pas être vrai, parce que c’est censé être accessible seulement aux grands yogis et maîtres spirituels. »

Le message que Douglas Harding veut partager avec nous n’est pas nouveau, bien évidemment. Il existe depuis des milliers d’années et est inclus dans toutes les traditions spirituelles. Mieux, il est le cœur de toutes les voies spirituelles. Mais tout le monde ne ressentira pas cela en découvrant ses livres. En lisant les livres de la Voie sans tête, ceux qui sont familiers avec la pratique du yoga, du tao, de l’advaita ou d’autres voies spirituelles, diront qu’ils connaissent cela depuis toujours. Et qu’en fait la vision est seulement une petite partie de (l’état final de) leur voie. Cela peut être une des raisons pour lesquelles beaucoup d’entre eux n’essaient pas d’exécuter les expériences.

D’autres essaient vraiment de faire les expériences, mais n’y arrivent pas pour diverses raisons. Bien que Douglas nous demande de faire les expériences dans un esprit ouvert, sans avoir recours à la mémoire, beaucoup ne se fient pas à ce qu’ils trouvent, mais à ce qu’ils pensent qu’ils devraient trouver. Ou ils le comparent à ce qu’ils ont expérimenté durant d’autres expériences spirituelles. Pour la plupart des gens il semble très difficile de s’en remettre à la perception plutôt qu’à la pensée ou à ce que les autres (parents, enseignants) leur ont dit. Nous pouvons donc dire que beaucoup n’auront pas un contact vrai (conscient) avec la source intérieure parce qu’ils en attendent trop (ils s’attendent à avoir une vision de Krishna, ou à rentrer en lévitation), ou ils sont encore remplis des expériences de leur propre voie (et ils verront seulement ce à quoi ils s’attendent, ce qui sera la mémoire d’une précédente sensation), ou ils peuvent manquer le point, seulement parce qu’ils essaient trop fort, ou parce qu’ils pensent trop. Certains peuvent avoir des résistances intérieures car ils sentent que quelque chose est en train de saper leur personnalité ; d’autres encore peuvent arrêter l’expérience parce qu’ils ont peur de découvrir le Vide, ou de disparaître en tant que personne. D’autres peuvent avoir la vision vraie seulement pour un moment, et dire alors que cette vision est trop simple ou trop accessible pour être d’une quelconque valeur.

Il est vrai que, bien que la voie sans tête soit une des voies les plus courtes disponibles, elle n’est pas très populaire. Peut-être est-ce si difficile parce que c’est extrêmement simple et évident. D’après mon expérience, la partager avec d’autres n’est pas aussi évident que cela pourrait sembler. Mais cela ne change pas l’importance qu’elle a dans ma vie.

[…] »

Article intégral consultable ici.

 

Cordialement

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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