Sagesse de … Bob Lee Swagger !

Dans « Le 47° Samouraï », thriller de Stephen Hunter, Bob Lee Swagger, sergent d’artillerie du corps des Marines des États-Unis énonce cette sagesse éminemment pratique   :

« J’ai des principes quand j’ai une tâche à accomplir (0).

Tout d’abord, ne jamais remettre à plus tard¹.

Ensuite, travailler chaque jour sans relâche².

Enfin, aller jusqu’au bout³.

C’est la seule manière de procéder. Toute autre méthode ne peut conduire qu’à des illusions. »

47samourai

Ce n’est guère l’habitude sur volte-espace de relayer la parole de militaires. Chaque nouveau conflit me renforce, s’il en était encore besoin, dans l’idée que le constat de Jacques Prévert est des plus justes :

« Si la guerre ne tuait que des professionnels, ce serait une bénédiction. »

Mais s’il n’hésite pas à user résolument de la violence, Bob Lee est peut-être plus un guerrier traditionnel qu’un militaire : ce gaijin – qui avec les meilleures intentions du monde va provoquer une catastrophe puis essayer de réparer ce qui peut l’être – a le sens de l’honneur et de l’obligation, deux fondements de ce « Bushidô, l’âme du Japon ».

Ne vous laissez pas égarer non plus par l’illustration trompeuse de l’édition grand format aux éditions du Rocher : certes ce livre évoque le noble art du kendo et l’entraînement avec un shinai, mais l’essentiel de l’histoire est nettement plus tranchante et … saignante. Des têtes sont tranchées … pour de bon. Âmes sensibles s’abstenir !

 

Cordialement

 

0 – Avez-vous une tâche à accomplir ? Qu’est-ce que vous voulez vraiment ?

Si « être Cela », « atma darshan », « passer sur l’autre rive », « voir votre Visage Originel », … vous est aussi vital que l’air et l’eau, se pose alors la question du « comment faire ? » Et c’est sur ce point précis que la Vision du Soi selon Douglas Harding peut vous apporter une aide tout à fait décisive. Car si les principes sont bien entendu utiles, des outils adaptés – et bien affûtés … – pour les mettre en œuvre sont absolument indispensables.

¹ – Bob Lee a bien entendu raison, ne vous reposez pas sur « demain ». Ou alors acceptez de vivre « un jour sans fin » !

² – Pour que ce principe puisse s’appliquer, vous avez besoin d’une « méditation pour la place du marché » (comme disait Douglas) – ou pour le supermarché, mais évitez si possible ce lieu de perdition ! – une règle simple qui puisse s’appliquer partout et toujours. C’est ce que la Vision appelle l’asymétrie, sa seule règle.

Cette méditation continue peut bien sûr trouver appui dans une méditation plus formelle, dans « l’esprit du zen » par exemple.

Et pour que cette détermination puisse durer, il est nécessaire que cela devienne un jeu, quelque chose de frais, de « fun », une joie … « a festival of newness » disait Svâmi Prajnânpad. La Vision du Soi n’est rien de plus, rien de moins … Essayez !

Mais le mot essentiel de ce 2° principe c’est « travailler » : si vous pensez que la Vision du Soi est une proposition au rabais, un raccourci, vous vous mettez le shinaï dans l’œil jusqu’au bout du gros orteil !« There is no short cut », « you will have to pay the full price … with your very life » … encore Svâmiji.

Ce travail s’avère certes agréable ; on peut même parler à son propos d’une véritable détente dans l’évidence et la joie de la Vision, mais il est nécessaire de s’y consacrer sans relâche, de valoriser sans cesse ce trésor. N’en croyez pas un mot, essayez … sans tarder … pas demain !

³ – Êtes-vous animés par l’audace d’aller « jusqu’au bout » ? Ne commettez surtout pas l’erreur de penser que l’éveil, la nouvelle naissance, … est un achèvement, une « planque ultime » (Yvan Amar), une espèce de bâton de Maréchal. Ce n’est qu’un commencement comme le redit à sa façon Alain Bayod dans « les dix croyances du chercheur spirituel ».

Si vous êtes juste un peu intéressé, si vous vous contentez de votre statut … confortable … de chercheur à vie, vous êtes effectivement dans l’illusion totale. Vous ne pouvez que manquer la cible ; c’est le sens précis du mot « hamartia » utilisé pour traduire notre très imprécis – ce qui est vraiment un comble – « péché ». (Cette notion a été notamment développée par Jean-Yves Leloup).

Vous ne mériterez jamais le nom de « Siddharta » : Hervé Clerc indique en effet dans son indispensable livre « Les choses comme elles sont – Une initiation au bouddhisme ordinaire » que ce nom signifie : « celui qui atteint la cible », qui met dans le mille. (Page 95)

Avouez que ce serait dommage … Ne perdez pas votre temps avec ces trop nombreuses offres qui vous proposent de « jouer petit ». Soyez audacieux et courageux, comme un samouraï …

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
Cette entrée a été publiée dans 4 - Méditation and taguée , , , , , , , , . Placez un signet sur le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.