Pousse, pousse – Jonathan Painchaud

Dans la continuité de la précédente « québequerie », une autre étonnante découverte dans le documentaire « L’heureux naufrage » :

 

 

« Jean est un homme jovial
Qui raconte des blagues en lisant le journal
Et bien que d’apparence, assez loin d’exemplaire
Il n’épargne personne de ses commentaires
Voilés sous le couvert de traits humoristiques
Se cachent les ulcères de l’angoisse chronique (0)

Oooohhh

Jean est un homme sans travail
Qui boucle les mois en vendant au détail
De beaux petits sachets, ou bien des comprimés
Contenant l’intégral de la pharmacopée
Mais certains soirs il se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on le voit seul au fond du gym

Alors il pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte¹
Alors il pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte

Anne est une jolie maman
Qui soigne son corps et chérit ses enfants
Personne ne connaît, l’étendue de son drame
Ni les pensées qui rongent son petit cœur de femme
Son homme a pris la poudre d’escampette
Avec une gamine de dix ans, sa cadette

Oooohhh

Anne voudrait le faire payer
Mais elle est incapable de toute méchanceté
Il est sans le sou, et n’a rien à son nom
Et il ne mérite quand même pas la prison
Mais certains soirs elle se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on la voit seule au fond du gym

Alors elle pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors elle pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte

Je suis un chanteur populaire
Qui aux dires de plusieurs a vraiment tout pour plaire
Derrière ma façade, de stoïque bellâtre
Je suis aussi solide qu’une statue de plâtre
Quand la nuit tombe et que mon esprit vagabonde
J’ai tant et si souvent peur de la fin du monde oh,oh

Je suis un chanteur populaire
Et je fais ce que j’peux pour ne pas être amer
Lorsqu’il me faut passer, par dessus mes principes
Pour qu’on joue mes chansons ou mes vidéoclips
Mais certains soirs je me demande à quoi ça rime
Et certains soirs on me voit seul au fond du gym

Alors je pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors je pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte

On a tous sur le cœur un haltère
Et sur les épaules le poids de l’univers
Condamnés à fournir, constamment un effort
Pour ne pas devenir notre propre poids mort²
Mais certains soirs on se demande à quoi ça rime
Et certains soirs on est tous seuls au fond du gym

Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte
Alors on pousse, pousse, pousse de la fonte
Pour oublier la honte … »

 

Cordialement

 

0 – « L’angoisse chronique » : autrement dit le stress, à propos duquel Douglas Harding a écrit un livre majeur : « Vivre Sans Stress ». Ne vous laisser pas abuser par ce titre qui fleure bon la pensée positive, c’est bien d’un authentique traité de spiritualité qu’il s’agit. Le SEUL remède au stress, c’est d’être à la fois Rien ici au Centre et Tout en périphérie ; tout autre positionnement intermédiaire ne vous laisse aucun autre choix que … « l’angoisse chronique ».

Cf. l’onglet Vivre Sans Stress et la catégorie Vivre Sans Stress

¹ – La « honte » de n’être qu’une pâle et néoténique contrefaçon, corps & mental, de ce que nous sommes réellement, corps & âme – esprit. La « honte » d’être réduit au « petit » alors que nous sommes immensément, infiniment « Grand ». La « honte » de se complaire dans ce que Svâmi Prajnanpad appelait un indigne « statut d’esclave ».

Il suffit d’avoir l’audace de participer à un atelier de Vision du Soi pour que cesse définitivement cette « honte ». Ça marche nettement mieux que « pousser de la fonte » ! Mais n’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez.

² – « Condamnés à fournir, constamment un effort Pour ne pas devenir notre propre poids mort » : bien vu l’artiste ! Nous gaspillons une énergie folle pour maintenir l’illusion d’être pour nous même ici au Centre ce que nous paraissons être pour les autres vu de la périphérie. Ce « jeu du masque » nous stresse et nous épuise, et il est totalement vain, il ne fonctionnera jamais parfaitement. La Vision du Soi, en nous permettant de (re)trouver enfin notre « vrai visage », constitue d’abord une immense sauvegarde d’énergie de vie. Mais n’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez.

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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