Ouvrir Le Livre – Une lecture étonnée de la Bible

« Ouvrir Le Livre – Une lecture étonnée de la Bible », voilà le beau titre du livre de Marie Balmary¹ et Sophie Legastelois à paraître chez Albin Michel le 6 octobre 2016.

ouvrirlelivreLe livre

Pour beaucoup de gens aujourd’hui, la Bible² est un livre devenu illisible, inaudible, il ne leur parle plus. Ce livre muet a été transmis à Sophie Legastelois par les générations antérieures, et par elle-même à ses enfants – par respect plus que par conviction. Mais un jour, en parlant avec sa tante Marie Balmary, psychanalyste et chercheuse de la Bible³, elle comprend que ce livre recèle peut-être des trésors, à partir d’une toute autre interprétation. Intriguée, elle décide alors d’interroger Marie Balmary, en ignorante et incroyante, sur le bonheur, les relations hommes-femmes, la culpabilité, la violence …

Les deux femmes nous font partager une lecture en dialogue pour approfondir des passages bibliques majeurs à partir du texte original. Jusqu’à ce que la figure écrasante du dieu auquel il vaut mieux ne pas croire disparaisse. Alors le Livre bascule et se met à parler. Il révèle une force d’esprit qui prémunit contre les idoles et les fanatismes, il appelle le sujet à oser dire « je » pour pouvoir vivre un « nous » non totalitaire.

Les auteurs

Marie Balmary, psychanalyste, est l’auteur entre autres de (4) :

Depuis une trentaine d’années se sont constitués sous son inspiration des groupes de lecture de la Bible rassemblant croyants et non croyants.

Sophie Legastelois, sa nièce, anime des ateliers d’écriture.

&

« Ce livre est une recherche dans la Bible et, également, une recherche de la Bible elle-même, car dans le Livre apparemment ouvert, le texte a parfois disparu.

Le lecteur, disparu aussi, d’ailleurs. Pourquoi viendrait-il vers un livre qui, chaque fois qu’il s’est risqué à l’ouvrir, soit ne lui a rien dit, soit lui a coupé la parole ?

C’est bien pour sortir de cette impasse que Sophie m’entraîne à chercher avec elle, assurée qu’elle est, par notre amitié, par ma profession aussi, qu’elle pourra s’interroger, m’interroger comme elle le voudra ; que ni moi ni la Bible ne la ferons taire.

Voici le récit de cette lecture du Livre le plus connu – le plus vendu – du monde et peut-être aussi le plus inconnu … »

Marie Balmary

&

Difficile d’écrire quoi que ce soit sur ce livre non encore paru. Mais nul doute que ce sera une fête du cœur, de l’intelligence, de l’amitié et de la joie. Même s’il y a bien longtemps que dans tous ses ouvrages Marie Balmary nous offre une lecture « étonnée », étonnante et souvent détonante de la Bible, ce viatique arrive à point pour nous aider à traverser une époque de ténèbres (5).

« Les Lumières »  – même si elles ont constitué une étape indispensable – n’y suffisent plus parce que leurs écrits ne concernent souvent que la périphérie de l’être humain. Le texte « anthropogène » (6) que Marie Balmary laboure depuis longtemps, cette Bible, refoulée ou rabâchée, mais jamais véritablement lue en tant que « je », « distinct et relié » – en tant que Première Personne du singulier du présent dans le langage de la Vision du Soi selon Douglas Harding –  n’a aucun autre sens que de permettre le retour en ce vrai Centre – que nous sommes et que nous n’avons jamais quitté que par une fâcheuse illusion.

Faites à ce livre à venir toute la publicité qu’il mérite, achetez-en cinq, douze ou plus pour vos cadeaux de fin d’année, et surtout … lisez-le et relisez-le ! Il fait déjà partie de la catégorie des vrais bons livres à lire et à relire !

Cordialement

¹ – Une étiquette Marie Balmary permet d’accéder à tous les articles de volte-espace qui font peu ou prou référence à son travail.

² – La traduction d’André Chouraqui est peut-être insuffisante … mais elle est indispensable pour interroger les autres versions. A vous de voir.

³ – « Chercheuse de la Bible » … : ma première réaction a été de me dire que chez Albin Michel ils ne se foulent vraiment pas pour présenter leurs nouveautés. Mais, réflexion faite, cette expression s’avère convenir parfaitement : la Bible – comme tous les autres textes « anthropogènes » de qualité – n’est jamais donnée, elle nous appelle à devenir des chercheurs, d’elle & de nous-même. Cette recherche rejoint d’assez près la notion de svadhyaya dans le yoga.

Est-ce qu’ils se doutent, chez Albin Michel, qu’avec Marie Balmary ils disposent également d’une « trouveuse » … ? De quelqu’un qui a suivi à la lettre le judicieux conseil du logion n° 2 de l’Évangile de Thomas :

« Que celui qui cherche, soit toujours en quête jusqu’à ce qu’il trouve et quand il aura trouvé, il sera dans le trouble, ayant été troublé, il s’émerveillera, il régnera sur le Tout. »

Cette « lecture étonnée » que j’ai grande hâte d’avoir devant les yeux va sans doute me troubler puis m’émerveiller … Tout comme « L’Évangile caché – Jeux pour entrer dans le Royaume », tout comme la Vision du Soi dans son ensemble. Mais, n’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez … !

Ce livre – plus exactement ce manuel d’atelier – de Douglas Harding est disponible ici.

4 – Les liens insérés dans cette bibliographie renvoient à quelques modestes articles de volte-espace. Mais chacun de ces livres est une mine d’or : ne vous contentez surtout pas de ma maigre compréhension, allez vous-même à la source, lisez tout Balmary. Ou, mieux, participez à un atelier de Vision du Soi d’abord, et ensuite lisez tout Balmary : vous n’en profiterez que mieux !

« Psychanalyste » : un mot infiniment réducteur pour « qualifier » Marie Balmary. Elle est beaucoup plus, au moins « psyahanalyste » !

5 – Un livre comparable à « La Philosophie Éternelle » d’Aldous Huxley, mais qui arriverait avant la catastrophe … et pas juste après, en 1945. Ceci dit, et sans être exagérément pessimiste, nous sommes déjà en pleine catastrophe … encore molle pour certains et déjà très dure pour la majorité.

6 – Il est bien évident que la Bible n’est pas le seul texte « anthropogène », ni le meilleur en soi. Mais c’est celui que Marie Balmary connaît le mieux, depuis qu’elle a « installé son camp de base dans la Genèse » … ! C’est aussi celui qui a structuré pas mal de choses en Occident et qui imbibe au quotidien notre espace-temps d’occidentaux.

Et comme elle nous offre généreusement en partage sa méthode de travail, rien ne vous empêchera de l’appliquer ensuite au texte « anthropogène » qui correspond à votre héritage, votre culture, votre choix. Ce sera un travail, mais vous risquez d’y trouver un « repos », la quiétude, la paix, …

Il me semble que sa méthode de lecture rejoint celle évoquée ici.

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A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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