Offrandes du 2 juillet 2013 – Danielle & Olivier Föllmi

MatthieuRicard« Nous souhaitons que le monde permette inconditionnellement la réalisation de nos aspirations, et comme ce n’est pas le cas, nous sommes en proie à la souffrance. Notre recherche du bonheur est plus souvent fondée sur nos illusions que sur la réalité ; il est vain d’essayer de modeler le monde à l’image de nos caprices : il faut transformer notre esprit. »

 

Matthieu Ricard

 Extrait de « Offrandes – 365 pensées de maîtres bouddhistes » de Danielle & Olivier Föllmi

 

Dukkha, la première noble vérité, souvent incomplètement traduite par « souffrance », est cette caractéristique première du réel que le Bouddha a su si magnifiquement mettre en évidence.

De nos jours ses successeurs ont fort à faire, car l’essence même du monde moderne consiste à renforcer par tous les moyens – et Dieu sait s’ils sont multiples et performants – les illusions et caprices du plus grand nombre possible d’humains « bankables ». Cela leur permet rarement de réaliser leurs aspirations profondes, cela détruit peu à peu la nature et la société, mais cela, as usual, s’avère excellent pour le business. Cela ne devrait plus durer très longtemps …

Le Bouddha s’est également, et heureusement, attaché à comprendre et traiter cette caractéristique. Notamment en proposant la première composante du noble sentier octuple : vision correcte.

La Vision du Soi selon Douglas Harding, ne se concentre, avec un pragmatisme tout britannique, que sur cette seule composante dont tout découle ensuite naturellement : pensée correcte, parole correcte, etc … Vérifier que je suis bien en permanence en parfaite adéquation avec huit lignes de conduite dépasse mes humbles capacités. Mais focaliser sur la seule vision correcte, la Vision Sans Tête, m’est parfaitement accessible et suffit, en ce qui me concerne, à aligner peu à peu l’ensemble des autres composantes … N’en croyez surtout pas un traître mot, essayez, vérifiez, participez à un atelier …

Doigt dans les 2 sensJPG

 

C’est avec ce « il faut transformer notre « esprit » que commence mon désaccord avec Matthieu Ricard, mais il évoque sans doute plutôt ce que je préfère nommer « âme » dans sa proposition. Dans le cadre de mon projet volte & espace, je me rattache à l’anthropologie ternaire si bien présentée par Michel Fromaget dans son ouvrage « Corps Âme Esprit », intégralement accessible en ligne ici. Et dans ce cadre, l’esprit ne saurait être transformé : au contraire, accéder à ce « lieu », à cet espace d’accueil infini, puis y demeurer constitue la seule manière juste, « noble », efficace, de le laisser nous transformer en retour pour parvenir à sortir enfin du sommeil [a-letheia, ἀλήθεια] et retrouver le chemin du réel, de la paix, de la joie … Là encore, n’en croyez surtout pas un traître mot, essayez, vérifiez,

Notre dignité d’être humain consisterait … consiste … à ne pas faire obstacle au pouvoir transformateur de l’Esprit.

« Rabbi, … où demeures-tu ? … Venez et voyez. » Jean 1, 38-39

 

Cordialement

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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