Of Men and War – Laurent Bécue-Renard

Dans République laïque, seul espace de spiritualité authentique j’écrivais :

« Ras le bol du combat, sous toutes ses formes ! »

Il n’est effectivement pas nécessaire d’être un grand intellectuel (historien, philosophe, …) pour constater à quel point le combat nourrit le cycle infernal de la peur & violence et nous y enferme. Les attentats terroristes de cette semaine en France viennent de nous le rappeler cruellement, mais l’actualité du monde est quotidiennement faite d’attentats et de crimes encore plus meurtriers.

Le jeu de la synchronicité a fait que le soir même j’avais le bonheur d’assister à une projection-débat de cet immense film :

« Of Men and War [Des hommes et de la guerre] »

en présence de son réalisateur, Laurent Bécue-Renard.

 

 

Ce film d’une densité humaine bouleversante dure deux heures vingt et ne se raconte pas. Je vous conseille vivement d’aller le voir et d’inviter vos amis à faire de même (calendrier des séances et débats) pour constater à quel point le retour à une vie normale après la guerre est terriblement difficile, voire impossible, à quel point l’onde de choc des combats  perturbe ensuite très profondément et durablement toute la société, en commençant par la famille. Personne n’est épargné, même à distance dans l’espace et dans le temps, par cette pollution émotionnelle et mentale insidieuse et destructrice.

Laurent Bécue-Renard_portrait_HD_couleur_copyright_Camille_Cottagnoud_Alice Films
Laurent Bécue-Renard

« Le film est cependant volontairement décontextualisé. Il ne s’agit pas de faire la leçon sur l’Irak ou l’Afghanistan, ni sur la manière dont sont pris en charge les traumatisés.

Je me suis volontairement concentré sur la figure mythique du guerrier blessé dans son âme. Ce sont en quelque sorte des portraits d’Ulysse. Un film sur l’impossible retour à la maison. »

Laurent Bécue-Renard

 

 

Laurent, je suis certain que la Vision du Soi selon Douglas Harding permet de faciliter grandement tout « retour à la maison ». Revenir à la maison – que nous n’avons en réalité jamais quittée – c’est retrouver la dimension de l’Esprit.

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Ce film a été principalement tourné au Pathway Home, un centre fondé en Californie par
le thérapeute Fred Gusman. C’est le deuxième volet d’une trilogie intitulée « Une généalogie de la colère », commencée avec « De guerre lasses » qui s’intéressait aux traces psychiques de la guerre chez de jeunes veuves bosniaques. (Ce premier film est disponible en DVD chez Alice Films.)

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Ces films bénéficient de l’admirable musique soufie de Kudsi Ergüner.  En voici un très bel échantillon ci-dessous pour ceux qui ne connaissent pas ce musicien inspiré.

 

Esprit

 

N’est-ce pas absolument merveilleux ?  Salafistes, sunnites, chiites, … tous devraient s’unir de toute urgence pour promouvoir la poésie, la musique et la mystique soufie, essence et sommet de l’Islam.

 

Cordialement

 

by-nc-sa

 

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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