« Objections et réponses » – 4

Cf. l’introduction à cette série d’articles dans « Objections et réponses » – 1

Question : « Parmi ceux qui voient, il y en a tant qui négligent de s’attacher¹ à leur vision avec cette pratique assidue qui seule peut la rendre opérante !

Réponses : Malgré les avantages du crédit, il reste qu’en fait de paiement les retards sont monnaie courante ; beaucoup oublient ce qu’ils ont reçu. Vous avez raison, c’est un pénible gâchis. Par contre, leur vision initiale ne leur a certainement pas fait de tort (l’honnêteté envers soi-même pourrait-elle être une mauvaise ligne de conduite ?) et elle peut déjà avoir produit un effet inconscient dont personne ne se rend compte. Du reste il en va de cette vision comme de nager ou de rouler à vélo : une fois connu, le « truc » peut se répéter et, s’il le faut, des années plus tard. Des jeunes peuvent laisser leur claire vision de coté, craignant confusément qu’elle pourrait leur faire perdre certains plaisirs de la vie ; ils en auront de nouveau besoin, désespérément, au moment où ces plaisirs tourneront à l’aigre ; et alors, quoique moins facilement, la vision peut toujours reprendre vie et clarté. Combien préférable d’avoir vu étant jeune et lorsque la vision est bonne, plutôt que d’en remettre la pratique à l’âge mûr, lorsqu’elle est généralement si difficile² ! Jusqu’à présent, ils se sont peut-être rarement donné la peine d’y voir de plus près, néanmoins ils savent comment voir et où se trouve leur Trésor. Il est vrai que peu de personnes se sont totalement et exclusivement engagées dans notre voie, mais le nombre des voyants est considérable et ne cesse de se développer. Ce genre de phénomène ne s’est pas produit auparavant – certainement pas en Occident – et il nous semble plein de promesses³.

[…] »

 

Cordialement

¹ – Une fois de plus, le mot retenu pour cette traduction en français ne convient pas. Postérieurement à ce texte fondateur mais ancien (1961), Douglas Harding parlait de valoriser la vision de sa véritable Nature.

Et « Combien préférable d’avoir vu … » n’est pas non plus très heureux. Décidément, une nouvelle traduction française de « On having no head » s’impose …

OnHavingNoHead

² – Cf. mon commentaire concernant l’absence d’âge limite pour voir dans « Objections et réponses » – 1

Mais les choses ne sont pas aussi tranchées, heureusement. Parfois en vieillissant & mûrissant, après avoir tourné en rond sans succès dans diverses recherches, il arrive qu’on laisse tomber ce « désir de prendre & comprendre » qui empêchait le Trésor d’apparaître (Cf. Yoga-Sutra II, 37).

³ – Douglas fait preuve à ce moment là d’un optimisme qui correspond aux débuts de la reconnaissance de la Vision du Soi (Vision Sans Tête). Les décennies suivantes seront plus arides, mais le partage de la Vision du Soi continue avec Richard, David, Alain, José, Philippe, votre serviteur … et bien d’autres, et il me semble effectivement plein de promesses. Gardons en mémoire cette pertinente réflexion de Margaret Mead :

« Un petit groupe de citoyens engagés et réfléchis est capable de changer le monde. D’ailleurs rien d’autre n’y est jamais parvenu .»

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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