Miroir si tu l’oses Dis moi quelque chose – Luce

« Miroir si tu l’oses
Dis moi quelque chose
Réponds moi quand je te cause
Allez allez
Miroir si tu l’oses
Dis moi quelque chose
Réponds moi quand je te cause

Allez allez

Franchement t’es pas marrant
Non t’es jamais content
Tu me dis jamais que je suis bien
Franchement t’es pas marrant
Depuis le temps que je t’attends
Moi j’ai plus l’air de rien »

 

Je ne voudrais surtout pas contrarier cette adorable Luce, si fraîche, si culottée, si nature et pleine de vie, comme dans « Polka » extrait de son dernier album « Chaud » ci-dessous :

 

Mais … suite à une assez longue pratique de la Vision du Soi selon Douglas Harding, je sais qu’un miroir ne peut nous dire qu’une seule chose – plus exactement nous la montrer – et que cette information essentielle n’a pas grand chose à voir avec un « look » des plus superficiel.

Le miroir nous permet de voir clairement, parfaitement, ce que nous ne sommes pas pour nous-même Ici au Centre. Il se contente de nous montrer ce à quoi nous ressemblons pour les autres vu à une certaine distance, en périphérie, le « vernis » dont notre véritable nature est l’exact opposé.

Le miroir nous renvoie un exo-portrait radicalement différent de notre véritable auto-portrait :

  • visage (forme) là-bas #¹ Espace (« rien », vide, …) Ici au Centre
  • couleurs là-bas – naturelles et/ou cosmétiques – # transparence Ici au Centre
  • marques du temps là-bas, à accepter ou maquiller, # absence de temps (éternité) Ici au Centre
  • conditionnements innombrables là-bas # liberté Ici au Centre
  • corps & mental là-bas # corps & âme -esprit² Ici au Centre …
  • autrement dit : individu séparé là-bas # « univers se réjouissant d’être l’univers »³ Ici au Centre
  • etc …

Le miroir constitue donc un outil spirituel de première importance, aisément consultable dans sa salle de bains chaque matin et chaque soir, facilement transportable dans ses versions de poche, et remplaçable par de très nombreux autres supports : vitrine, plaque de métal polies, flaques d’eau … Tâchons donc d’en faire le meilleur usage.

Il n’a pas pour seule vocation de nous permettre de peaufiner notre look périphérique. Il peut aussi nous renvoyer à notre Réalité centrale, à notre Visage Originel. Pour le prix d’un peu d’attention, c’est simple et évident, il ne reste plus qu’à en prendre l’habitude.

N’en croyez surtout pas un traître mot, vérifiez, essayez.

 

Cordialement

 

¹ – L’usage abusif de ce dièse (#) nécessite d’être précisé. Il signifie dans le contexte :

  • la différence de nature entre là-bas en périphérie et Ici au Centre est totale. Ainsi entre les couleurs là-bas et la transparence Ici par exemple.
  • mais la non-dualité entre là-bas en périphérie et Ici au Centre n’en est pas moins parfaite. Ainsi c’est la transparence Ici qui permet la perception de ces couleurs qui, du coup, ne sont plus là-bas mais très exactement Ici au Centre, sans la moindre confusion.
  • en réalité c’est beaucoup plus simple à expérimenter qu’à décrire !

² – Corps & âme – esprit : la tripartition anthropologique salvatrice étudiée par Michel Fromaget

³ – Selon la belle et précise définition de la méditation par Yvan Amar :

« La méditation c’est le lieu où l’univers se réjouit d’être l’univers. »

 

Site officiel de Luce

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A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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