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Leonard Cohen, le moine qui aimait les femmes

 

Volte-espace propose quelques modestes contributions pour la journée des Femmes, même si je suis effectivement convaincu que « le 8 mars, c’est toute l’année » et que je m’efforce de traduire cette conviction en comportement. Mais, comme le conseillait Svâmi Prajnânpad, exigez le « wife’s certificate » !

Pas vraiment d’idée cette année, jusqu’à ce que je tombe un peu par hasard sur le texte ci-dessous. Un grand merci à son auteur, Michel Hajji Georgiou, fin connaisseur de l’œuvre de Leonard Cohen, et qui doit en avoir bien besoin pour parvenir à survivre ces temps-ci au Liban …Texte paradoxal, qui n’est certes pas l’étalage de la collection de « conquêtes » de Leonard Cohen, célèbre « Ladies’ Man », mais la relation d’une posture de plus en plus juste d’un homme envers la femme, les femmes. Ainsi que le rappel d’une option politique encore assez peu partagée :

« Dans un entretien au New York Times en janvier 1968, il [Leonard Cohen] suggère pourtant de leur donner le pouvoir, d’instaurer un système matriarcal, pour que le monde soit meilleur. » (0)

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Leonard Cohen, le moine¹ qui aimait les femmes

« Il est quatre heures du matin, fin décembre, et rien ne va mieux. Il fait froid, le coin est de moins en moins vivable, même si les chansons de Noël remplissent toujours les rues toute la soirée. Leonard Cohen n’est plus. Il y a quarante jours, le 7 novembre dernier, le chanteur et poète canadien, qui luttait contre la leucémie depuis deux ans, selon des sources concordantes, était victime d’une ultime chute – sans doute la moins symbolique de sa carrière d’artiste, mais néanmoins la plus fatale.

Cohen était le poète de la brisure et n’avait pas peur de contempler la défaite, l’inanité du monde et le néant, avec la plus grande élégance, sans jamais renoncer à laisser pénétrer la joie et lumière à travers les fissures de l’âme. En 2011, dans la chanson Going Home², il reconnaissait ainsi vouloir écrire “une chanson d’amour, un hymne de pardon, un manuel pour vivre avec la défaite, un cri au-delà de la souffrance (…)”, en s’invitant paradoxalement à “se délester de tout fardeau ou de toute vision”. Tel était l’équilibre ténu de celui qui cherchait sa liberté comme un oiseau sur un fil électrique. Les derniers jours de sa vie ont été, à la manière d’Arjuna dans le Baghavad-Gita, orientés sur la préparation de sa conscience à la mort tout en continuant à vivre normalement, en “mettant de l’ordre dans sa vie” dans l’attente de la fin, qu’il savait proche.

Pour Cohen, c’est cette fois à travers les différentes figures féminines qui ont marqué la vie et la parcours du barde que L’Orient-Le Jour a voulu rendre encore une fois hommage à ce patriarche de la chanson à texte, à ce poète de l’autodérision, à ce chantre du profane et du sacré – dans l’acception religieuse du terme – qui psalmodie désormais avec les anges, à ce moine qui aimait les femmes et trouvait en elles sa complétude³. Il citait ce passage de la kabbale, selon lequel “Dieu ne peut s’asseoir sur son trône que lorsqu’Adam et Ève ne sont l’un en face de l’autre” (4). Qu’elles soient réelles (Suzanne, Nancy, Marianne, Jeanne d’Arc ou sainte Catherine) ou produits de l’imagination, désignées nommément et sans détour, ou bien préservées dans un halo de secret et revêtues uniquement d’une parure allégorique (“Lady Midnight”, “Jane”, “Winter Lady”, “Sisters of Mercy” – ou tout simplement derrière les “Baby”, “Darling” et autres “You”), les femmes sont au cœur de l’univers de Leonard Cohen, poétique, littéraire et musical. Mais cette relation ne saurait être limitée au seul rapport amical, amoureux ou charnel. Cohen entretient en effet avec les femmes des rapports exceptionnels, même s’ils ne sont pas toujours sous le signe de la blanche colombe (because there is a war).

Dans un entretien au New York Times en janvier 1968, il suggère pourtant de leur donner le pouvoir, d’instaurer un système matriarcal, pour que le monde soit meilleur. Elles sont en fait pour lui l’équivalent de Dieu, puisqu’elles ont le pouvoir de sanctifier ou de damner l’homme. Au point que dans plusieurs de ses chansons, il est difficile de savoir si l’artiste s’adresse à une femme ou à Dieu, sinon à un mélange des deux à la fois (5). Il n’est donc pas étonnant que sur la pochette arrière de son premier album, Songs of Leonard Cohen, en décembre 1967, figure une image religieuse mexicaine, l’Anima Sola, celle d’une femme se libérant de ses chaînes, entourée de flammes et regardant vers le ciel. Voici donc quelques-unes des muses qui ont porté Leonard Cohen tout au long de sa carrière, lui permettant d’atteindre le ciel, de toucher l’invisible et l’infini.

(NB : l’image ci-dessus provient de ce site.)

Masha Cohen

Indubitablement, la première femme à avoir marqué l’univers de Cohen reste sa mère, Masha. Lituanienne d’origine, infirmière pendant un moment avant d’épouser Nathan Cohen, le père de Leonard, elle prend en charge la maison lorsque son époux meurt subitement en 1943. À neuf ans, le petit Leonard devient “l’homme de la maison”, comme lui dira son oncle Horace. Dans la banlieue chic de Westmount, à Montréal, il grandit “dans une maison de femmes”, avec sa mère, mais aussi sa sœur Esther, et l’employée de maison, une joueuse d’ukulélé – la première qu’il réussira, comme il le raconte dans son premier roman autobiographique, The Favorite Game, à dévêtir en mettant en pratique ce qu’il a appris d’un manuel d’hypnotisme … À force de fredonner les chansons populaires russes et yiddish devant lui, c’est Masha, une femme dotée d’une très forte personnalité, romantique, belle, sensible, émotive, qui initie en partie l’enfant à la musique. Sans elle, il est difficile d’imaginer les violons de Dance Me to the End of Love, par exemple. Elle meurt en février 1978, au terme d’une longue bataille avec la leucémie, maladie qui, près de quarante ans plus tard, emportera aussi Leonard Cohen. (6)

Suzanne Verdal

Immortalisée par le premier succès de Leonard Cohen, Suzanne, Suzanne Verdal était l’ex-femme d’un ami du poète canadien. Après son divorce, au début des années 60, Suzanne, qui vivait seule avec sa fille, avait acheté une maison au bord du Saint-Laurent, où Cohen venait lui rendre visite. Les faits – transfigurés – dans la chanson sont tous établis, y compris la dévotion de la jeune femme pour Jésus. Dans un entretien à la BBC en juin 1998, Suzanne évoque une “union spirituelle” et une “synchronie totale” avec Leonard Cohen, mais platonique. Cohen, lui, qualifiera cette chanson de l’équivalent d’un “Château Latour 1982” – le meilleur millésime de son vin favori.

Marianne Ihlen

La muse. L’éternelle. Sa grand-mère lui avait prédit qu’elle rencontrerait un jour “un homme avec une langue en or”. Lorsqu’il la rencontre dans le port de l’île grecque d’Hydra en 1960, c’est le coup de foudre. Pour Leonard Cohen, Marianne, mannequin norvégien qui vit seule avec son fils après avoir été abandonnée par son poète de mari, est “parfaite”. Ils vivront ensemble une décennie, entre Hydra et Montréal. Il l’immortalisera, sobre et dépareillée, sur la couverture de son deuxième album Songs from a Room, et lui dédiera plusieurs chansons. La plus belle, So Long, Marianne, n’était pas une chanson d’adieu à l’origine. Elle devait être intitulée Come on, Marianne, dans une tentative de relancer leur histoire d’amour, sans succès. Marianne Ihlen est décédée elle aussi d’une leucémie en juillet 2015, apaisée, après avoir lu une lettre d’adieu émouvante de Cohen, lui promettant de la “rejoindre bientôt”. “Si tu tends la main, tu peux presque sentir la mienne te toucher”, ajoutera-t-il.

Nico

La walkyrie teutonne à la voix sépulcrale, l’une des égéries d’Andy Warhol et chanteuse du Velvet Underground, restera longtemps l’obsession de Leonard Cohen après son arrivée à New York, loin des bras de Marianne et à la recherche d’une carrière de chanteur. Mais, bien que fascinée par lui, elle le considère comme “trop vieux” et lui préfère un tout jeune musicien éphèbe presque androgyne, encore inconnu à l’époque, Jackson Browne. Ou encore des aventures avec Jimi Hendrix, par exemple. Il lui brûlera des bougies parfumées à n’en plus finir pour la séduire dans sa chambre d’hôtel et lui écrira plusieurs chansons avec un goût d’inachevé (dont Take This Longing, Memories, et One of Us Cannot Be Wrong), mais elle ne cédera pas à ses charmes – ou du moins c’est ce que veut la légende. Nico est décédée en juillet 1988 d’une hémorragie cérébrale.

Janis Joplin

Rencontrée dans le Chelsea Hotel de New York, la célèbre chanteuse au blues dans la peau cherchait l’acteur et chanteur de country Kris Kristofferson. Dans l’ascenseur, se trouve Cohen, qui affirme être Kris Kristofferson. “Tu mens, il est plus grand de taille.” “Non, non, c’est moi, mais j’étais malade, c’est pour ça que j’ai l’air fatigué …”. La suite sera une aventure dans une chambre d’hôtel décrite par Leonard Cohen dans la chanson Chelsea Hotel, écrite à la mémoire de cette grande artiste, décédée d’une overdose en octobre 1970.

Judy Collins

Folksinger renommée et appréciée à la fin des années 60, c’est à elle que Leonard Cohen chantera ses premières chansons, dont Suzanne, et c’est elle la première qui les interprétera. C’est aussi elle qui le fera monter pour la toute première fois sur scène, devant 3 000 personnes, en février 1967. Cohen, paralysé par le trac, sera incapable d’aller au-delà de la première strophe de Suzanne, et quittera la scène en bafouillant des excuses. Il reviendra, sans conviction, pour chanter, d’une voix hésitante, The Stranger Song, en pensant qu’il est en train de commettre un suicide artistique. Pourtant, ce qu’il ignorait, c’est que le public était déjà conquis …

Joni Mitchell

C’est au Festival de Newport, en juillet 1967, que Leonard Cohen rencontre la chanteuse de 23 ans, canadienne comme lui, et qui fait, elle aussi, ses premiers pas sur la scène musicale. La romance entre les deux sera intense, et Leonard Cohen sera en quelque sorte son mentor, l’invitant à découvrir ses auteurs favoris comme Camus ou Lorca. Cohen l’emmènera vivre dans sa maison d’enfance de Montréal, et Joni Mitchell dira longtemps de lui qu’il est son âme sœur au plan artistique … avant de le qualifier, ultérieurement, de “poète du boudoir” … Difficile de vivre avec son double mimétique … Il lui a écrit une chanson, Winter Lady, tandis qu’elle évoque son souvenir dans au moins quatre de ses chansons, dont A Case of You, The Gallery, ou encore Rainy Night House. “Tu m’as dit un jour que l’amour, c’est toucher les âmes – tu as certainement touché la mienne, et une part de toi coule en moi (…). Tu es dans mon sang comme un vin sacré”, lui dit-elle dans A Case of You.

Suzanne Valentina Elrod

La mère de ses deux enfants, Lorca et Adam. Mais ils ne se marieront jamais. Cohen rencontre Suzanne, jeune photographe et artiste, en 1969, alors qu’il fréquente l’Église de scientologie dans ses multiples pérégrinations spirituelles. C’est une fois de plus le coup de foudre. Mais la relation, qui prendra fin en 1979, sera difficile, complexe comme “une toile d’araignée”, selon les termes d’Elrod. Leur rupture, particulièrement aigre et que le poète mettra longtemps à dépasser, produira au moins une chanson, The Gypsy’s Wife, où Cohen présente sa femme comme “une bohémienne”, et un grand poème, Slowly I Married Her. Séparé de ses enfants, il ira s’installer dans une roulotte dans le sud de la France, juste pour voir Adam et Lorca, qui vivent avec leur mère dans une maison sur la même route.

Sharon Robinson

Nombreuses sont les choristes qui ont brillé aux côtés de Leonard Cohen durant ses tournées : Anjani (lire plus bas) ; Jennifer Warnes, qui reprendra plusieurs de ses chansons en 1987 ; Laura Branigan, connue plus tard pour ses tubes pops Self Control et Gloria ; Julie Christensen ; Perla Batalla, ou, plus récemment, les Webb Sisters (7). Mais aucune ne peut se vanter d’avoir été l’égal du maestro autant que Sharon Robinson, qui a composé avec lui certaines de ses plus grandes chansons – dont Everybody Knows, In My Secret Life, Boogie Street – avant de l’accompagner durant près de cinq ans sur sa dernière tournée.

Dominique Issermann

On lui doit certaines des plus belles photos de Leonard Cohen, dont la célèbre couverture de I’m Your Man, où le chanteur déguste une banane en complet Armani. Elle a également réalisé ses deux plus beaux vidéoclips, ceux de Dance Me to the End of Love, et First We Take Manhattan. Cette photographe française exceptionnelle rencontre le poète canadien à Hydra, en 1982. Encore un coup de foudre, encore une nouvelle muse, avec la passion pour l’art et la liberté en commun. Les chansons d’I’m Your Man lui sont dédiées. “C’était un humain cinglant, magnifique, inattendu et désopilant. J’ai toujours aimé sa désinvolture, sa façon de fabriquer des choses avec rien”, dira-t-elle de lui, dans Le Monde du 12 novembre dernier. Leur relation se termine en 1990, mais ils restent de très bons amis et elle continue à lui rendre visite fréquemment. C’est elle qui prendra les dernières photos de lui à son domicile en septembre. (8)

Rebecca de Mornay

Ceux qui ont grandi dans les années 1980 ne pourront jamais oublier cette beauté pulpeuse, découverte avec Tom Cruise dans le film Risky Business, en 1983. Leonard Cohen non plus n’a pu l’oublier. Il affirme ainsi l’avoir rencontrée pour la première fois dans une école en Angleterre où il donnait un concert à la fin des années 60 et où elle suivait des cours. Il avait la trentaine et elle… trois ans. “Comment peux-tu te souvenir que tu m’as vu ce jour-là ?” lui demandera-t-elle, des années plus tard. “C’est quelque chose qui est en rapport avec la lumière que tu dégages”, répondra le chanteur. Après une première rencontre au début des années 80, il se croisent de nouveau lors d’un concert de Roy Orbison en 1987. De Mornay insiste pour qu’ils se revoient. Au bout de trois ans d’amitié, c’est l’amour qui prend le dessus, et ils s’installent à Los Angeles, “cet endroit décadent d’où je veux observer le déclin du monde”, explique Cohen à son aimée. L’actrice devient sa muse ; c’est elle qui habite la plupart des chansons de l’album The Future. Le chanteur lui fait même une demande de mariage dans la chanson Waiting for The Miracle. Et, pour la première fois de sa vie, Leonard Cohen est enfin en passe de se marier, malgré son humeur apocalyptique. C’est là qu’il lâche tout, soudain, en 1993, pour monter se faire moine bouddhiste sur les hauteurs de Los Angeles, au monastère du Mount Baldy, pour une décennie, abandonnant les perspectives pourtant dorées de son avenir avec une actrice magnifique au sommet de sa carrière …

Anjani

La dernière compagne de Leonard Cohen, après avoir été l’une de ses choristes au milieu de sa carrière, dans les années 1980. C’est lui qui lui a écrit les textes de la chanteuse pour son album Blue Alert. S’exprimant en 2006, Cohen dira : “Tout change à mesure que vous vieillissez. Je n’ai jamais rencontré une femme avant 65 ans. Au contraire, j’ai vu toutes sortes de miracles devant moi … [J’ai] toujours apprécié ce qu’elles pouvaient faire pour moi … [mais je les ai vues à travers mes propres] besoins et désirs urgents. Une fois que cela a commencé à se dissoudre, j’ai commencé à voir la femme debout en face de moi.” Et Anjani de renchérir : “Et j’étais celle qui se tenait là quand cette idée lui est venue à l’esprit …”

Michel Hajji Georgiou

L’Orient – Le Jour, 17 décembre 2016

Cordialement

 

0 – Je ne suis pas certain qu’un « pouvoir matriarcal » soit meilleur que le « patriarcal » … Mais je suis certain que bien des femmes peuvent aider les hommes à sortir de leur conception erronée, inefficace, mortifère, … du pouvoir. Cette notion de la femme comme « aide contre l’homme » ne date pas d’hier, mais de Genèse 2, 18, dans l’indispensable traduction d’André Chouraqui.

« Ce n’est pas bon pour l’homme d’être seul. Je ferai une aide contre lui. »

Genèse, 2, 18

¹ – Leonard Cohen s’est effectivement retiré dans un monastère zen entre 1994 et 1999, et il a été ordonné moine en 1996. Cf. A propos de Leonard Cohen et « Jikan le silencieux ».

Mais il me semble surtout qu’il est moine en ce sens :

« Est moine celui qui tend à l’unité en lui-même, à l’unité avec les autres, à l’unité avec la planète qui le porte, à l’unité avec le réel qui le soutient dans l’être. »

Bernard Besret

² – « Going Home » : superbe chanson. Comme dans « Vision » il y est question de déposer son « fardeau » une bonne fois pour toutes … La Vision du Soi selon Douglas Harding peut vous y aider. N’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez ! Rentrer en cette « maison » que nous n’avons en réalité jamais quittée autrement que par illusion.

³ – « … ce moine qui aimait les femmes et trouvait en elles sa complétude ». Il conviendrait sans doute de préciser que Leonard Cohen trouvait la paix dans une relation juste avec une femme, « une aide contre lui » et ses pensées un peu sombres. La bon vieux mythe de l’androgyne en somme, qu’il n’est pas inutile de relire de temps en temps.

4 – S’agit-il juste d’une coquille, d’un lapsus particulièrement révélateur, d’une formulation kabbalistique improbable ? Que peut bien signifier ce deuxième « ne » mal placé ?

« Dieu ne peut s’asseoir sur son trône que lorsqu’Adam et Ève ne sont l’un en face de l’autre. »

Dans le cadre de la Vision du Soi selon Douglas Harding les choses sont en tous les cas on ne peut plus claires : lorsque Adam et Eve ne sont pas en face l’un de l’autre, mais que chacun est espace d’accueil illimité & inconditionnel de l’autre, alors « Dieu » est à sa place, tout est en ordre. Adam et Eve, toi et moi, nous tous …

5 – C’est peut-être bien là le secret de l’incroyable succès des chansons de Leonard Cohen : l’artiste adresse son chant à cette dimension du Tout Autre en tout autre, comme s’il invitait tout humain à se souvenir de sa dimension « divine », de son absolue grandeur bien souvent dissimulée sous de pitoyables masques …

6 – Leonard Cohen n’a pas pu profiter de son père très longtemps. Il a ensuite passé pas mal de temps à chercher un « vrai maître ». Mais il semble avoir eu une « vraie mère » :

« Pour devenir un sage il faut avoir une vraie mère, un vrai père et un vrai maître et vous savez qu’un précepteur vaut dix maîtres, qu’un père vaut cent précepteurs et qu’une mère vaut mille pères. »

Cf. le billet « Journée des femmes … ».

7 – Cf. le billet « Twenty feet from stardom ».

8 – Liens à venir vers les clips vidéo évoqués. Patience !

9 – Leonard est enfin devenu espace d’accueil d’Anjani, contenant ultime de tout l’univers, « youniverse » !

 

Par Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 62 ans, marié, deux fils.
La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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