L’effondrement, Petit guide de résilience en temps de crise – Carolyn Baker

Permettez moi de vous aimer suffisamment (« genug ») pour vous inquiéter un peu (« ziemlich »), en vous informant de l’existence de ce petit livre utile de Carolyn Baker, paru en janvier 2016 en version française dans la collection Résilience des Éditions Ecosociété :

« L’effondrement (0) – Petit guide de résilience en temps de crise »

« Les signaux d’alarme se multiplient et, pourtant, l’humanité continue de faire l’autruche : épuisement des ressources naturelles, pic pétrolier, changements climatiques, crises économiques, conflits endémiques … Devant les nombreux indices de l’effondrement de la civilisation industrielle, Carolyn Baker nous invite à nous préparer psychologiquement et spirituellement¹ aux profonds bouleversements qui nous affecteront tôt ou tard.

Pour surmonter la confusion et le désespoir que peut susciter cet effondrement, l’auteure, psychothérapeute de formation, nous propose de réfléchir tant avec notre corps qu’avec notre tête² afin de nous libérer du système de valeurs au fondement de la civilisation industrielle (progrès, technicisme …). Loin d’être appréhendé comme une catastrophe, ce renversement de paradigme nous permettra de refonder nos sociétés sur des bases plus conviviales et plus respectueuses des limites écologiques de la planète².

L’effondrement est un petit guide de survie psychologique³ en temps de crise. Une sorte de baume pour mieux affronter les turpitudes de notre époque et trouver la force de construire notre avenir. »

Le début de ce livre peut être feuilleté en ligne.

Carolyn Baker

Carolyn Baker est psychothérapeute de formation et a pratiqué ce métier durant plusieurs années ; elle a également été professeure d’histoire et de psychologie. Elle anime des ateliers de préparation spirituelle aux défis du futur, et est l’auteure de plusieurs ouvrages, dont :

  • Sacred Demise : Walking The Spiritual Path of Industrial Civilization’s Collapse (2009)
  • Navigating the Coming Chaos : a Handbook for Inner Transition (2011).

Elle tient un blogue et propose une revue de presse commentée, Speaking Truth to Power, sur www.carolynbaker.net.

 

Cordialement

 

0 -Le titre original est « Collapsing Consciously » … L’éditeur en langue française a préféré l’édulcorer : « collapser » c’est déjà pas vraiment drôle, mais « consciemment » en plus … ! Il faut se faire une raison : l’évidence n’est pas aimée.

Cette notion d’effondrement a notamment été évoquée ici et sur volte-espace.

¹ – La Vision du Soi selon Douglas Harding peut contribuer « à nous préparer psychologiquement et spirituellement aux profonds bouleversements qui nous affecteront tôt ou tard. » Plus précisément, elle peut nous permettre, si c’est ce que nous voulons vraiment et si nous avons l’audace d’aller au bout du chemin, de voir parfaitement notre Vraie Nature. Cette clarté « spirituelle » est effectivement de nature à mieux se positionner, tant « psychologiquement » que physiquement, aussi bien pour traverser la catastrophe en cours que pour construire un monde d’après radicalement différent.

N’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez ! … si possible sans attendre que la catastrophe s’accélère pour de bon …

² – Est-il possible que notre « tête », qui porte une écrasante responsabilité dans l’accumulation des désordres depuis des siècles et nous maintient jusqu’à présent dans l’incapacité à retrouver un cap décent, soit en mesure de nous aider sérieusement à « nous libérer du système de valeurs au fondement de la civilisation industrielle (progrès, technicisme …) » ? … J’en doute très fortement. C’est bien plutôt une Vision Sans Tête qui nous serait nécessaire pour nous engager dans l’inéluctable Transformation personnelle & sociale.

³ -Ce n’est peut-être qu’un problème de traduction, mais ce « re » de « refonder » est à mon avis de trop. Quelque chose de complètement différent est à inventer, à partir d’êtres véritablement humains … enfin.

Ces bases plus « conviviales » nous renvoient bien évidemment à l’œuvre d’Ivan lllich. Elle regorge de ressources dans à peu près tous les domaines, qui sont terriblement sous-estimées et sous-utilisées … pour l’instant. Mais les faits sont amicaux (« Facts are friendly ») et le réel nous contraindra sous peu à utiliser ces outils … tout comme ceux de la Vision du Soi.

Considérer « les limites écologiques de la planète » impose de voir & réaliser clairement l’équation humaine : un moi limité dans l’espace et le temps, porteur de & porté par un Soi, un espace d’accueil illimité et inconditionnel … Ce n’est qu’en vivant cette mystérieuse « richesse » de manière naturelle, évidente, qu’il sera possible de guérir de notre avidité. Tant que le « moi » sera seul aux commandes, tout ira de mal en pis … Essayez, vérifiez !

Cf. aussi : « Les deux vies d’Ivan Illich », un compte-rendu du n° 367 de la revue Esprit, « Actualité d’Ivan Illich ».

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

Cette entrée a été publiée dans 4 - Transformation personnelle & sociale, Fondamentaux Transformation personnelle & sociale and taguée , , , , , , . Placez un signet sur le permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *