Le signe de croix – Témoignage de Philippe – Revue VST n°5/06-99

« Une signification du signe de croix fait par les chrétiens m’est apparue sous l’éclairage de la Vision Sans Tête. Je vous la livre telle que je la sens. Cette vision n’engage que moi. Elle m’aide à comprendre certaines notions de la religion catholique dans laquelle j’ai été élevé et que j’avais rejetée avant de voir clairement qui je suis ici à 0 cm de moi. Grâce à cette vision je peux comprendre des notions du catholicisme que j’étais complètement incapable d’appréhender.

Au nom du Père, …

Que désigne ma main à ce moment du signe de croix ? Pour moi elle montre cet espace grand ouvert, cet espace d’accueil, ce visage originel… Ce grand Vide, ce rien sans limite est le Tao, la Source de Toute Chose, c’est de cette façon que je peux comprendre le Père, le Père qui est au centre, le Père qui est Tout, qui est la nature de toute chose. C’est ce qui est désigné en premier dans le signe de croix.

Et du Fils, …

Ma main désigne maintenant mon ventre ou ma poitrine, le centre de mon corps, ce corps si limité par rapport à l’espace découvert juste avant, ce corps esclave des désirs et des peurs, aux potentialités si réduites, et pourtant un corps si précieux comme moyen d’expression. Je n’en ai aucun autre. C’est par lui que je peux être au monde. C’est l’Incarnation du Fils Unique de Dieu. C’est ce que j’entends quand Saint Paul dit : « C’est le Christ qui vit en moi. » Quel grand mystère ! Et en même temps c’est une réalité tangible dont nous pouvons nous rappeler par ce simple geste du signe de croix.

Et du Saint-Esprit, …

Ma main va de gauche à droite, rejoignant une épaule à l’autre et me fait prendre conscience des particularités du corps de ce Fils Unique de Dieu que je découvre vu d’ici, tellement différent du corps que les autres peuvent observer depuis là-bas ! Pour moi ma main a balayé d’Est en Ouest la base du monde à ce non-lieu où finissent les formes (du Fils Unique de Dieu) pour retourner au Sans Forme (ou au Père). C’est ainsi que je vois le Saint Esprit, comme le lien entre le Père et le Fils, complètement unis et complètement différents. Le Fils ne pouvant exister sans le Père, le Père ne pouvant être connu sans le Fils. Le Saint Esprit étant le lien invisible entre les deux.

Amen.

Quand cela a été vu, y a-t-il autre chose à ajouter ? Tout ce qui est à voir, à comprendre, à savoir est vu, compris et su, et le petit homme que je suis ne peut que dire « Amen », ou « Que Ta volonté soit faite », ou plus exactement « Que Ma volonté soit faite », c’est à dire que la volonté de Celui que Je Suis Vraiment soit faite.

Merci Douglas de m’avoir permis d’appréhender ce qui est totalement incompréhensible. »

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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