« Le procès … » – Témoin à charge n°1, l’officier de police

« Je voulais vérifier qu’il m’était impossible de faire un portrait de moi-même à l’intérieur de cette cellule. »

« La « cellule » n’était pas une cellule, il n’y avait pas de quatrième mur, et je n’étais pas dans la partie visible de la pièce.

« Tout ce que je vous demande à vous, les Jurés, c’est de regarder ce qui se présente à vous en cet instant, ce qui apparaît ici clairement. Non pas ce que vous imaginez, ce que vous croyez, ce que vous pensez, ce que vous inventez, mais ce que vous voyez réellement. C’est à dire trois murs au maximum. »

[…]

« N’êtes-vous pas toujours, de votre point de vue, grand ouvert à l’arrière, illimité, libre, infiniment profond et immense ? »

[…]

« Cette absence de choses derrière moi se révèle beaucoup plus réelle que n’importe laquelle des choses qui sont devant moi. Ce lieu si négligé est plus vrai qu’aucun autre lieu sur la carte … parfaitement visible d’un seul coup d’œil, toujours accessible, immuable … C’est mon pays d’origine. … Il est clairement conscient de sa propre nature et ne connaît aucune limite. Dans le sens négatif, il est mon échappatoire, la voie de sortie qui me permet de m’évader de la prison la plus solide. Dans le sens positif, il est ma voie d’accès à la liberté absolue que je suis. »

[…]

« Il vous suffit de regarder en arrière sans vous retourner. Il n’y a rien là, Cela est parfaitement accessible et disponible. Et tout vient de là, Cela est infiniment généreux.  … Notre Source ne se fait pas désirer, elle nous supplie de faire appel à elle. »

[…]

« Quel soulagement de se reposer sur Celui dont le nom est JE SUIS, le nom qui précède et introduit tous les autres ! Quel réconfort de se fonder dans l’infini et d’y puiser sa force ! Que ce soit dans cette cellule de prison, ou sur ce banc des accusés, ou dans la cellule des condamnés si vous m’y envoyez, derrière moi il n’y a toujours que la Liberté éternelle et l’incomparable Refuge. Je ne suis dans aucun de ces endroits exigus et sombres. Ils sont en moi qui suis la Clarté elle-même, propre à les accueillir. »

&

« Le sage ne voit et n’entend à chaque instant que ce que voit et entend un jeune enfant. »

Tao Te King

 

PS, ce pianiste inspiré sur son tabouret n’est-il pas lui aussi merveilleusement décrit par Rûmî :

« L’amant n’a pas de dos … Il reçoit tout directement de Lui. »


Cordialement

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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