Le Procès … – Le verdict

« Nous n’arrivons pas à comprendre le rapport qu’il y a entre ce que l’accusé a essayé de démontrer au moyen de ces expériences – était-ce l’espace vide ? – et la Divinité qu’il prétend être. Certains d’entre nous pensent que si nous connaissions la réponse, il nous serait plus facile de nous mettre d’accord sur le verdict.[Le porte-parole du Jury]

[…]

damejulian_sVoilà un extrait d’un livre de l’accusé qui semble répondre à votre question … Il écrit :

“Quel est cet espace vide, malheureusement ignoré, que je ne trouve nulle part ailleurs qu’ici, au Centre de mon univers ? C’est la Conscience, immédiate, simple, infinie, inconditionnée, totalement mystérieuse et pourtant plus manifeste que tout le reste – et merveilleusement libre-de-Nokes. Elle est ma substance, comme elle est certainement la vôtre aussi. Et à l’instar de Julian de Norwich¹, Je ne vois pas de différence entre Dieu et notre Substance !”

[…]

 

Coupable, Votre Honneur … Mais la majorité d’entre nous recommande fortement une peine minimum et clémente.

[…]

Le Juge s’adresse à moi : John-a-Nokes, vous avez été jugé et déclaré coupable du crime capital de blasphème², selon la Loi de l’an 2002.

[…]

COUPABLE – coupable, coupable, coupable … Le bruit étrange résonne tout autour de la salle tel un roulement de tambour qui durera jusqu’au jugement dernier.

S’il y eut jamais un moment où un mot qui devrait être familier n’avait aucun sens pour quelqu’un, c’est bien ce moment là. Et c’est bien ce mot là. Et je suis bien ce quelqu’un. »

 

Cordialement

 

¹ – Une mine de ressources, en anglais, sur Julian de Norwich.

La page wikipedia anglaise qui lui est consacrée est nettement plus complète que la française …

NB : Dès que j’en saurai un peu plus sur ce portrait singulier, je vous l’exposerai.

² – Cf. le Prologue du « Procès de l’homme qui disait qu’il était Dieu », dans lequel John a-Nokes déclare notamment ceci :

« Je suis en prison et j’écris ces lignes dans ma cellule en attendant l’issue de mon Procès. On m’accuse de commettre le crime capital d’ÊTRE QUI JE SUIS, d’ÊTRE MOI-MÊME, plutôt que ce que les gens me disent que je suis …

En fait, mon seul crime est d’avoir cessé de prétendre que j’étais quelqu’un d’autre. J’ai osé tout reprendre à zéro et me regarder moi-même pour moi-même, pour voir ce que c’est qu’être moi. »

 

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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