Le printemps de A Ciel Ouvert

L’association A Ciel Ouvert – Vivre relié à l’essentiel a pour objet :

«L’étude et la transmission des cultures et sagesses du monde pour un développement de la sagesse dans notre société moderne occidentale ».

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Alain Chevillat

Voici quelques extraits de l’intervention d’Alain Chevillat lors de l’inauguration du 12 avril 2015 à Pierre-Châtel :

« La spiritualité est au-delà de la raison d’où la difficulté de la “saisir” dans notre culture hyper-rationaliste. La raison ne peut l’appréhender mais elle illumine la raison. D’où aussi la difficulté d’en parler. Alors, comment la transmettre ? ¹

Alain parla de contagion, et il s’agit donc de faire circuler le “virus”. De là vient la stratégie de l’association : inviter des personnes en qui la spiritualité est épanouie, et les faire rencontrer des personnes “en demande” avec l’espoir qu’elles attrapent le “virus”, qu’elles s’éveillent à leur vraie nature. Et cela marche², confirma l’orateur, “cela fait 40 ans que je le vois autour de moi, auprès de tous nos grands invités. Les gens changent, leur vie prend un nouveau tournant, ils ont rencontré la Vraie Vie. Il y a véritablement un avant, et un après”.

L’association A Ciel Ouvert entend se centrer sur cette mission de transmission en invitant des grands enseignants de toutes traditions. Car la tradition dans laquelle on évolue n’a pas d’importance. “Peu importe que l’on aborde la montagne par la face nord ou la face sud. L’important est que l’on avance vers le sommet³, et que l’on utilise des moyens appropriés avec le chemin, restant en cohérence. Il ne faut pas mélanger les voies, mais la voie de chacun est respectable. Une fois sur le chemin on perçoit bien l’unité du but dans la diversité des moyens”.

Entièrement consacrée à la recherche spirituelle, A Ciel Ouvert est donc une structure profondément laïque, reconnaissant à chacun le droit à sa voie, quelle qu’elle soit. Mais c’est une laïcité ouverte, comme elle l’est en Inde (4), et non une laïcité fermée comme tend à l’être le laïcisme français qui fait obstacle à toute spiritualité.

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Marie-Madeleine Davy

“Faire ainsi, développa encore Alain Chevillat, est suicidaire. C’est se fermer à la source de vie, à la connexion avec les forces de l’univers. Marie-Madeleine Davy disait souvent :

« Privé du Divin, l’homme est mutilé »

Je suis personnellement persuadé que tous les graves problèmes de la société – et il y en a partout : dans l’éducation, la santé, l’agriculture, l’économie, la politique – ont leurs racines dans cette absence de reliance, dans cette non-connexion, que notre société absurdement cultive, avec la Source et la Vie.

C’est pourquoi on peut dire que A Ciel Ouvert est totalement engagé dans la transmission spirituelle au sein d’une quelconque tradition. Il ne s’agit pas de croyance – car il n’y a rien à croire – ni de dogme, ni de morale.

J’ai lu cette phrase qui exprime le plus haut idéal :

« Aime et fais ce que tu veux » (5).

Dans l’amour au plus haut degré on est en fusion (6) avec la Source, et tout ce qui en découle est juste. De la vision juste découle alors naturellement l’action juste. Mais il faut toucher le siège de l’amour, et ensuite lui faire de la place pour qu’il grandisse jusqu’à ce qu’il vous emplisse. C’est cela la voie spirituelle. C’est cela que nous voulons voir se développer. C’est pour voir arriver Cela que nous œuvrons avec nos grands invités. Ils portent le virus, nous travaillons ensemble à ce qu’ils le répandent autour d’eux.

Comprenons bien que la spiritualité est au-delà (7) des religions, au-delà des traditions. Forcément, elle grandit dans une tradition (8), elle peut s’appuyer sur sa religion – qui n’est qu’une méthodologie proposée – mais comme le lotus qui naît dans la boue sans en être souillé ou le canard qui plonge dans l’eau sans être mouillé, la spiritualité reste intouchée de ce qui pourtant la nourrit. Elle est non-identifiée. Comme la personne spirituelle qui vit dans le monde sans être du monde.

On connaît la terrible phrase de Jésus :

« Laisser les morts enterrer les morts (9) ».

Tant que l’Esprit ne s’est pas éveillé, la personne est dite « morte », elle n’est pas traversée par la Vie, la grande Vie. A Ciel Ouvert s’est vouée à cette tâche : faire connaître la grande Vie au plus grand nombre. C’est le droit (10) de chaque être humain, c’est la voie du bonheur personnel, et c’est aussi le seul moyen pour remettre un peu d’aplomb dans nos sociétés.

Acquérir la vision juste (11) est la seule façon de voir se développer ensuite des actions justes.

Beaucoup de personnes, devant le désastre grandissant, parlent de changer le monde. Mais cela ne se fera qu’avec des individus ouverts à la Vie, ayant développé cette vision juste. »

 

Cordialement

 

NB : il y a beaucoup à dire sur ce compte-rendu d’une intervention orale, et certains renvois ci-dessous correspondent donc à plusieurs points à l’intérieur d’un même paragraphe.

Cet article se veut une critique constructive : les mots sont loin d’être l’essentiel, mais il convient néanmoins de les choisir et de les utiliser aussi soigneusement que possible. Enfin, au moins d’essayer sincèrement … Et ce même lorsqu’il s’agit du prononcé d’une intervention à laquelle j’ai assisté et que, globalement, j’ai appréciée.

Les remarques ci-dessous sont bien sûr en lien direct avec la Vision du Soi selon Douglas Harding, mais elles résultent également de presque quarante ans de lectures, d’écoute et de réflexions dans divers champs de la recherche spirituelle.

¹ – J’avoue avoir quelques problèmes avec cet « au-delà » souvent utilisé plus que de raison. Je suis un peu comme cet humoriste qui « préférait le vin d’ici à l’eau-de-là … » Blague à part, il me semble au contraire que la spiritualité est l’en-deçà de … tout, et donc bien sûr aussi de ce simple outil, très utile, qu’est la raison.

Notre culture serait « hyper-rationaliste » … ? De quelle « raison » s’agit-il alors ? De celle du plus fort, du plus dingue, du plus accro au fric, au pouvoir, à l’apparence, du plus pervers, … ? Jamais une culture n’a disposé d’informations aussi incontestables, scientifiques, sur ses propres errements criminels, jamais les clignotants du tableau de bord n’ont été aussi fiables et écarlates et pourtant, jamais le « cap » n’a été maintenu aussi fermement vers l’abîme

« Saisie » : je sais bien que cette préhension réflexe est un lointain héritage simiesque, mais je sais aussi que si elle constitue un réflexe de bonne santé pour le nouveau-né, son maintien à l’âge adulte constitue une pathologie … peut-être la plus grave de toutes d’ailleurs. Vivre « spirituellement », c’est à mon avis faire l’expérience, stable et agréable, de notre vraie nature de Contenant ultime de tous les contenus, d’espace d’accueil – central, illimité et inconditionnel – de tous les contenus périphériques et périssables.

« Comment la transmettre ? » Cher Alain, que je connais depuis peu mais que j’apprécie, et dont la rigueur obstinée et le courage force mon respect, je m’épuise à te le dire, à te l’écrire et à essayer de te le montrer : par les géniales expériences de Vision du Soi mises au point par Douglas Harding, afin que les « happy few » qui en bénéficient disposent de leur propre expérience de première main de Cela qui nous fonde.

Après un atelier, ils feront ce qu’ils voudront, du yoga, du zen ou du dzogchen, du jardinage ou du base-jump, ils suivront une voie traditionnelle estampillée dans les règles de l’art ou pas, ils mangeront des graines germées ou de la choucroute même pas bio, … peu importe. Mais ils sauront Que chercher, où, quand et comment, et ce à volonté. Le fondement d’un vrai Chemin aura été posé.

Alain, quand est-ce que nous essayons vraiment pour de bon ?

² – Même si j’en comprends parfaitement le sens et la force du paradoxe, cette métaphore du virus me semble des plus ambiguës d’une part, et peut-être pas des plus efficaces d’autre part.

En effet, ce mot « virus » évoque d’abord des pathologies humaines relativement courantes comme le rhume, la grippe, la varicelle, la rougeole, la mononucléose infectieuse, … ou d’autres exemples plus nocifs comme le SIDA, le SRAS, la grippe aviaire, la variole, ou les fièvres hémorragiques causées par le virus Ebola. En très gros des « trucs » pas des plus sympathiques venant de l’extérieur, dont nous sommes les victimes et qui contrarient ou menacent la vie. Avouez que ce n’est quand même pas l’idéal pour porter l’image de la transmission de Cela, du … mystère qui nous fonde, de cet Appel à la Vraie, à la Grande Vie. La métaphore du virus serait à mon avis nettement plus adaptée pour parler de … l’ego !

Cela EST à l’intérieur de tous, de toute éternité. Réaliser ce qui précède, Voir que nous sommes Cela, nous « sauve » en nous « guérissant » de cette « maladie » qu’est l’ego et Cela nous permet d’accéder à la Vie en plénitude. Cela n’est en aucun cas une espèce de « fantôme … tremblant et troublant » qu’il faudrait « attraper » !

Consciemment tout le monde comprend ce qu’Alain veut dire, mais que se passe-t-il inconsciemment ? Cette métaphore audacieuse ne porte-t-elle pas aussi une charge affective de méfiance et de peur … ? Personnellement je l’évite comme la … peste !

Venons-en au potentiel « stratégique » de cette métaphore. J’ai été particulièrement heureux de découvrir dans un beau livre d’Yvan Amar,  « L’Effort et la Grâce » , le passage suivant, qui me paraît éclairer un aspect essentiel de la question de la transmission, et qui prend naissance dans le même contexte « viral » que ci-dessus :

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Yvan Amar

« Un éveillé pour moi est celui qui est à la fois contagieux de ce qu’il vit, et en même temps capable de le transmettre, et par conséquent de transmettre les pratiques, les structures conductrices qui correspondent au temps, au lieu où il se trouve. C’est quelqu’un qui est traditionnellement un traître . Il va trahir les anciennes formes pour révéler les nouvelles. Il va actualiser l’éternel dans l’enseignement qu’il transmet. »

Si vous effectuez quelques recherches étymologiques, vous constaterez que dans le domaine qui nous intéresse le mot « contagion » est d’un emploi tout aussi délicat que celui de « virus ». « Maladie, « mimétisme », … : que nous sommes loin de cet avènement du Sujet conscient, libre, joyeux et infiniment vivant, en alliance avec d’autres  ! On finit par retrouver un petit air de famille avec « inspiration », mais cette équivalence s’avère déjà assez éloignée.

Non, ce qui est fondamental dans cette fulgurante remarque d’Yvan Amar, c’est l’insistance sur la capacité à transmettre, sur l’« actualisation de l’éternel ». Les habitués de volte-espace, s’ils existent, me voient bien sûr venir avec mes gros sabots : rien ne correspond plus à Douglas Harding et à tous ceux qui ont pris le relais de la Vision du Soi que cette magnifique expression, « traditionnellement un traître ». Oui, nous trahissons les « anciennes formes », nous ne nous encombrons pas de ces tombereaux de « cendres ». Oui, nous transmettons la « braise » à tous ceux qui consentent à être « allumés » !

³ – J’ai une assez grande familiarité, et avec la montagne, et avec la quête spirituelle, pour être désormais certain que cette métaphore du « sommet » est, elle aussi, inadéquate. Ce n’est pas une « peak experience » qui caractérise le mieux la vie spirituelle. Douglas aimait s’en moquer, gentiment, en disant qu’un sommet ce n’est guère confortable, qu’on risque à tout moment d’en dégringoler …

Comme souvent c’est l’exact opposé du « sommet » qui offre la meilleure image, la plus stable, la plus solide : base, fondement, fondation, « terrain solide du Voir », … trouvez le mot qui correspondra le mieux pour vous au Royaume, à la Claire Lumière, à Cela …

Pour parvenir à demeurer là, en ce lieu où « l’univers se réjouit d’être l’univers », la « montée au fond du cœur » est souvent … une descente !

Toujours à propos de ce même paragraphe, je souhaite dire clairement, une fois de plus, que la Vision du Soi n’est pas un « logiciel » spirituel de plus, quelque chose qui risquerait de vous détourner de votre recherche actuelle, mais un « système d’exploitation » d’une efficacité remarquable pour faire tourner au mieux la plupart des autres logiciels. Mais bien sûr, n’en croyez surtout pas un traître mot, venez plutôt vérifier par vous-même.

4 – N’idéalisons pas l’Inde. Elle est actuellement dirigée par un nationaliste sur lequel pèse de lourds soupçons à propos des violences survenues dans l’état du Gujarat en 2002. Sa promotion du yoga et de l’ayurvéda ne devraient pas, à mon humble avis, trop faire illusion … Ne s’agit-il pas de deux « outils » au service d’une dangereuse crispation identitaire sur l’hindutva … ?

Je sais, c’est toujours difficile de rejoindre le « terrain solide du Voir ». Personnellement je me rappelle avoir assez mal vécu autrefois la lecture des observations plutôt critiques de Svami Prajanpad à propos de l’icône intouchable (!) qu’est devenu Gandhi … Ne sautez pas au plafond d’indignation … Cherchez, et vous risquez fort de … trouver ! Ne m’en veuillez pas.

5 – « Une fois pour toutes t’est donc donné ce commandement concis : Aime, et ce que tu veux, fais-le ! Si tu te tais, tais-toi par amour ; si tu parles, parle par amour ; si tu corriges, corrige par amour ; si tu pardonnes, pardonne par amour. Aie au fond du cœur la racine de l’amour ; de cette racine ne peut rien sortir que de bon. »

Saint Augustin, Commentaire de la première épître de Jean, traité VII, 8.

Cette proposition de St-Augustin constituait en son temps une avancée remarquable, une percée … Mais de quel « amour » parle-t-on maintenant, est-ce bien le même ? La Vision du Soi permet de Voir le fondement de cet amour inconditionnel, cet espace d’accueil que Je Suis, que nous sommes tous, la seule chose que nous ayons entièrement en commun. Je crois qu’il est temps de faire un pas de plus, et de dire désormais :

Vois, et ce que tu veux, fais-le !

6 – « Fusion » . Encore un mot un peu … chaud ! Il peut effrayer pas mal de monde en notre époque d’individualisme exacerbé. Après une longue résistance, il me semble que quelques propositions chrétiennes me conviennent assez bien : « le Père et moi nous sommes Un » + « le Père est plus grand que moi ». La différence de nature et la non-dualité sont parfaites, et donc sans con-fusion.

La Vision du Soi me propose une carte très claire où le petit – le complexe corps-mental – que j’ai trouve une place dans le Grand que Je Suis. Je vois clairement « les choses comme c’est », selon la belle et paradoxale expression de Shunryu Suzuki.

7 – Non. En-deçà (Cf. la note n° 1). La spiritualité est le fondement sur lequel sont construites diverses traditions et religions.

8 – Non, pas « forcément ». J’aime beaucoup cette image de Christian Bobin dans « Le Très-Bas » (Cf. la note n° 3 … !) : il compare la basilique Ste-Marie des Anges à un sarcophage massif chargé de cacher et de contenir Cela qui irradie de la petite chapelle de la Portioncule réparée par St-François … Que celui qui a des oreilles pour entendre, entende !

9 –  « Laissez les morts enterrer leurs morts. » Matthieu 8, 22 et Luc 9, 60

10 – Et si nous disions plutôt qu’il s’agit de leur droit ET, surtout, de leur devoir :

« Les hommes doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. »

Marie Balmary a développé des pages superbes sur ce sujet dans « Abel ou la traversée de l’Eden ».

11 – Non, pas « acquérir ». Rûmî propose une plus juste expression :

« Dissous ton corps entier dans la Vision, deviens Vision, Vision, Vision ! »

C’est en gros l’objectif d’un atelier de Vision du Soi …

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A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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2 Responses to Le printemps de A Ciel Ouvert

  1. Nicolas dit :

    Merci encore pour cet article.
    Je ne peux pas dire qu’il s’est produit pour moi « ce basculement » tant et tant relaté, cette dissolution de l’ego etc…une expérience de sommet comme employé par Douglas? je ne sais pas comment appeler cela…enfin rien de tout ca pour moi. Mais ce que je suis sûr c’est que je vois clairement grâce à la vision sans tête de quoi il s’agit…j’ai pigé le truc comme le titre je crois d’un article de David Lang. Pas de feu d’artifice mais petit à petit un « oui c’est cela »…progressivement ca infuse… « pourquoi je n’ai pas vu ça avant » ou « comment les autres ne le voient-il pas ? ». Je sais que tout le monde voit de la même manière.. tous voient ! mais c’est juste que l’on ne donne pas de valeur à cette vision, à ce qui est donné, là tout de suite. Que l’on ne s’y intéresse pas. Pour moi c’est la signification de cette simple vision qui prend forme, qui prend de plus en plus de valeur (je me suis trop longtemps égaré ds les spéculations métaphysiques alors que tout est là ; tout est donné : les apparences, la vacuité). Certaines fois, une joie monte. J’ai envie de crier aux autres « mais regardez bon sang!!! ». Quand je sens qu’un ami est ouvert, je lui en parle mais j’ai l’impression que la majorité ont bien la tête sur les épaules…
    Et puis des fois, j’oublie…mais il suffit que je regarde au dessus de mes épaules et que je me repose dans cette vision à la première personne (car il n y a absolument aucun effort à fournir pour y être !!) et c’est le bonheur. La pédagogie qu’a proposée Douglas Harding est incroyablement efficace. Maintenant je vois très clairement que le plus important c’est de partager cette vision. Et c’est très facile avec les expériences. Alors encore merci Jean Marc pour ce site internet et pour les ateliers que tu peux dispenser. Je prends mes aises avec le tutoiement mais une certaine fraternité nait en moi en ce moment. Bien à toi.

    • admin dit :

      Bonjour Nicolas,

      Aucun problème avec le tutoiement, bien au contraire. Je suis très heureux que cet article, et plus globalement ce site, contribuent à te nourrir.
      Juste une précision concernant cet article un peu trop long : Douglas – et il est loin d’être le seul – ne considérait pas « l’éveil », la découverte de sa vraie nature comme une « peak experience ». En bon pédagogue il savait que cette image d’un « sommet à atteindre » n’est pas de nature à faciliter la démarche, et qu’elle risque même de la fausser assez gravement. Il insistait beaucoup sur la direction inverse, la descente vers l’évidence totale.
      Mon ami Alain, qui utilise assez librement les outils de la Vision du Soi à Hauteville, a écrit un beau texte sur le sujet : Satori c’est gris.
      Sinon je suis parfaitement d’accord avec tout ce que tu as écrit. Bonne continuation … dans l’infusion !
      Amitiés. Jean-Marc

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