L’appel du zarb : Dawâr, par le Trio Chemirani

L’Iran vu par les médias se réduit généralement à d’inquiétants mollahs chiites, à de sempiternelles négociations sur le nucléaire – civil ou militaire, la même m…. dont il conviendrait de sortir d’urgence -, à de juteuses perspectives d’ouvertures de marchés pour des groupes industriels & commerciaux, à de subtils positionnements géo-stratégiques qui se traduisent généralement par des ventes d’armes, du sang et des larmes, …

Ne vous contentez pas d’une aussi médiocre réduction : l’Iran, c’est d’abord une tradition musicale et poétique millénaire, capable d’aboutir à des « sommets » tels que la famille Chemirami : Djamchid, Keyvan, Bijane et Maryam.

Voyez et entendez plutôt ce sobre & magnifique extrait en studio :

 

« Dawâr » est leur dernier album en trio de percussions persanes : des peaux frappées, caressées, effleurées, réfléchissant la lueur de leur belle inspiration. D’une voix profonde, Djamchid Chemirani y scande des vers des mystiques persans Rumi et Hafez, sur les cordes du santur et du saz, joués également par ses deux fils Keyvan et Bijane.

Chacun a fait sa culture, parcouru divers univers sonores, nourri son métier de musicien. Mais ils n’ont eu de cesse de revenir au grand œuvre commun : élaborer une langue rythmique universelle. Dawâr, c’est le bout du chemin : jamais encore les Chemirani n’avaient atteint une telle limpidité du son issu de la fusion de leurs trois frappes ; c’est par la conscience jubilatoire de l’œuvre engendré ensemble qu’ils rejoignent l’expérience spirituelle si présente dans la culture iranienne.

 

 

L’expérience spirituelle si présente en réalité dans toutes les cultures dignes de ce nom, et qu’une vulgaire dis-société de marché s’efforce vainement de minorer, de récupérer, de détruire, et qui, ce faisant, se détruit elle-même et désespère les humains encore véritablement humains.

La Vision du Soi selon Douglas Harding peut constituer une aide décisive pour retrouver cette dimension spirituelle – notre vraie nature – et y demeurer, pour vérifier si les experts que sont Rûmî et Hafez ont bien « pigé le truc » et pour tenter de vivre ce qu’ils expriment si merveilleusement.

Mais n’en croyez surtout pas un traître mot, vérifiez, essayez !

 

Cordialement

 

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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