« La survivance » – Claudie Hunzinger

Que ceux qui aiment les livres, et qui donc aiment la vie et apprécient de l’embellir par la lecture, lisent ce roman de Claudie Hunzinger paru chez Grasset en 2012.

Mais, s’il vous plait, par respect pour Jenny et Sils, achetez « La Survivance » dans une librairie, une vraie, avec des libraires en chair et en os ! Avec un peu de chance vous tomberez sur (décollerez avec …) quelqu’un …

« …façonné de lectures et de rêves (et d’expériences plus poétiques que stratégiques), ce qui pouvait ne pas sembler malin alors que les temps nous demandaient de nous montrer dynamiques, électroniques, immédiats et vifs, hypermodernes, ne sachant même plus ce qu’était un roman. »

 

« Les livres se trouvaient bien en compagnie de l’ânesse. Ils apprécient l’ingénuité des rêveurs depuis longtemps sortis de la comédie et de la tragédie du monde, de son film de terreur, de sa fureur. Peut-être le charme si spécial des ânes tient-il au sentiment qu’ils donnent d’être hors jeu, pas dans le coup, tournés vers un autre espace que le nôtre. »

Oui, peut-être que les ânes sont par nature dans cette posture de  volte & espace, ce retournement que je vous propose avec mes ateliers de vision du Soi selon Douglas Harding … !

 

Retable d’Issenheim
2° ouverture
M. Grünewald

 

« Quand il (Nils) parlait de « cargaison » à sauver, j’avais l’impression qu’il se prenait pour un Noé galactique. Que nous étions dans une sorte d’arche en compagnie des restes périmés, devenus incongrus, d’une civilisation de l’écrit, tandis qu’autour de nous montait l’eau d’innombrables écrans plasma et autres inventions, annonçant un monde fabuleux, bien plus fort que l’ancien. Encore plus destructeur. Encore plus dangereux. »

Oui, comme ce Nils imaginaire et pourtant devenu un ami, j’estime aussi avoir une « cargaison » à sauver. Celle de l’expérience intérieure essentielle et immédiate, à jamais fraîche et indispensable, peut-être le seul recours contre ce « meilleur des mondes » vers lequel nous dégringolons à vive allure … Et tout comme lui, je n’en éprouve aucune espèce d’orgueil : cela m’est tombé dessus, presque malgré moi, et je m’efforce tant bien que mal d’assumer.

Bonne lecture

Cordialement

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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