La Genèse, c’est mon camp de base – Marie Balmary

Vendredi dernier, dans la salle des fêtes de Nernier, j’ai assisté à « Cherchez la faute », et, m’étant véritablement régalé, je vous conseille vivement d’assister à l’une des prochaines représentations, que vous connaissiez l’œuvre de Marie Balmary ou pas encore (… sacrés veinards !). (0)

Lors des chaleureux échanges qui ont suivi la représentation, il m’a semblé opportun de lire à haute et intelligible voix le paragraphe suivant¹ que j’ai recopié sur la première page de mon exemplaire de « Entête – La Genèse » :

« La Genèse, c’est mon camp de base².

Où que j’aille dans la Bible et dans la vie, il y a toujours un moment où je reviens aux premiers chapitres de la Genèse.

Comme un lieu² où mesurer toute chose de la vie humaine.

Un campement symbolique² où je retrouve des instruments³ pour la pensée, pour la conscience, quand je me suis perdue, quand je n’ai plus de nourriture, quand il fait trop froid dans la culture où je dois marcher (4).« 

Marie Balmary

Mais bien entendu, impossible sur le moment de fournir une quelconque référence pour cette citation … considérable.

Elle se trouve dans l’intervention de Marie Balmary lors du colloque « La fragilité, faiblesse ou richesse » organisé en 2009 et dont les actes ont été publiés par Albin Michel.

Volte-espace a consacré deux articles à cet ouvrage :

 

Cordialement

 

0 – Comme je lis et relis les ouvrages de Marie Balmary depuis déjà bien des années – depuis sa découverte dans l’incontournable « Corps Âme Esprit » de Michel Fromaget – j’étais bien un peu inquiet à l’idée de faire 385 km pour assister à ce spectacle … Mais je n’ai vraiment pas été déçu, tout comme ceux qui jusqu’au 2 février 2018 au soir ignoraient autant l’existence de la recherche de Marie Balmary que celle de la traduction de la Bible par André Chouraqui … Au terme de la soirée, la plupart des yeux brillaient de ces découvertes partagées, de ces ouvertures annoncées, de cette rigoureuse liberté d’interprétation enfin permise … La promesse d’une nouvelle naissance …

Rappel : la Première Personne compte toujours à partir de 0, moyen habile (upaya) de, notamment, transformer les groupes de quatre personnes en groupe de trois … Et également de réduire à néant le concept erroné d’« environnement ». Essayez, vérifiez … n’en croyez pas un traître mot !

¹ – Pas pour étaler un quelconque « savoir », mais embarqué – presque malgré moi – dans cette atmosphère de partage de l’essentiel, à l’origine des ateliers et ouvrages de Marie Balmary, et si intelligemment mise en scène par François Rancillac & brillamment représentée par les quatre acteurs : Danielle Chinsky, Fatima Soualhia Manet, Daniel Kenigsberg, Frédéric Révérend.

Ce partage de l’essentiel entre sujets égaux, c’est bien sûr ce qui m’a aussi convaincu dans la Vision du Soi selon Douglas Harding. Plus j’avance en âge … et en simplicité, plus je suis certain que les deux démarches présentent beaucoup de points communs.

² – Un « camp de base », un « lieu », un « campement symbolique » … Comment ne pas apprécier ces expressions alors que la première question du dieu à l’homme en Éden est précisément : « Où es-tu ? ».

La Vision du Soi n’est – excusez du peu – qu’une voie d’accès fiable et rapide au « Je Suis » central, le lieu où l’homme « sait » où il en est, où il voit que sa dignité, sa « vraie grandeur » consiste à « se contenter d’être ».

Elle peut également vous montrer comment lire à partir du & en tant que le Centre, l’espace d’accueil illimité et inconditionnel que nous sommes tous … Mais, n’en croyez pas un traître mot, essayez, vérifiez !

³ – Il ne s’agit effectivement pas d’un simple divertissement pour intellectuels en quête d’originalité. Ce que Marie Balmary souhaite partager avec nous, ce sont bien des « instruments », des outils utiles et bien affûtés pour nous permettre de mieux vivre, de vivre enfin pour de bon en relation de sujet à sujet, et … peut-être même bien de Sujet à Sujet.

Je vous recommande vivement ces « instruments ». Notre (dis)société de marché, ce déluge d’objets plus ou moins utiles, ne propose que de très rares « outils » pour devenir humain …

4 – J’ignore si Dieu sait à quel point, parfois, « il fait trop froid dans la culture où nous devons marcher ». Mais il suffit de prendre connaissance des actualités avec un regard un peu ouvert & conscient pour nous en rendre compte.

Le « réchauffement climatique », qui est plus exactement une dérèglement climatique n’y changera rien, et risque même de considérablement aggraver le « froid » entre les humains …

Un grand merci à Marie Balmary, à François Rancillac et à tous ceux qui nous offrent un peu de « feu » et les moyens de l’entretenir par nous-mêmes pour nous éclairer & réchauffer.

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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