Je Suis … un océan sans limites

Ce billet de blog de Médiapart : « Le mystère et le génie de Michel Chodkiewicz (1929-2020) » m’apprends que Michel Chodkiewicz est mort le 31 mars 2020, à l’âge de quatre-vingt dix ans.

Je n’ai pas lu « Un océan sans rivage, Ibn ‘Arabi, le Livre et la Loi », paru aux Éditions du Seuil en 1992, ni aucun autre livre de cet auteur. Quelques articles seulement.

La plupart des hommages qui commencent à être rendus à cet homme remarquable (0) reprennent à leur compte l’expression désignant le Coran comme « un océan sans rivage »¹. Bien que classique, ou justement parce que classique, il me semble que cette expression peut constituer une erreur. Pourquoi ?

Parce qu’en réalité ce texte anthropogène² – comme ses équivalents dans d’autres traditions spirituelles, voire hors tradition – ne fait qu’ouvrir à l’être humain cette possibilité de devenir – simplement, concrètement, joyeusement – « un océan sans rivage ». Plus exactement de découvrir sa vraie nature d’« océan sans rivage ».

Un livre « saint », en, bonne logique cela n’existe pas vraiment³. Alors qu’un être éveillé à sa véritable nature d’ « océan sans rivage », un être conscient d’être espace d’accueil illimité & inconditionnel, peut être qualifié au sens de certaines traditions de « saint ». Il a – enfin – recouvré cette grande santé sans contraire, absolue, généralement qualifiée de « sainteté ».

La Vision du Soi selon Douglas Harding peut vous aider à retrouver cette grande santé – simplement, concrètement, joyeusement. N’y voyez aucune proposition (malhonnête et, malheureusement, si fréquente en cette période de pandémie de Covid-19) de « soldes » spirituelles, ni de « raccourci ». Comme l’affirmait avec force Svâmi Prajnânpad, « you will have to pay the full price » :

  • vouloir vraiment « passer sur l’autre rive », plus que tout autre chose ;
  • avoir l’audace d’oser plonger dans l’expérience ;
  • valoriser la découverte par une pratique assidue, jusqu’à être ce que nous sommes vraiment, tous, « un océan sans rivage » :

Cette carte maîtresse de la Vision du Soi l’illustre parfaitement :

  • pas de limite « vers l’arrière », en direction de … la Source
  • pas de limite « vers l’avant », dans l’accueil d’un univers en expansion
  • pas de limite dans la connaissance de chacune des « couches » que la recherche explore sans cesse plus avant
  • pas de limite dans la capacité d’accueil … d’amour … de ces grands bras ouverts, ceux du « Grand », du « Je Suis », et pas du « petit » de la zone « je suis humain »

Mais bien sûr, comme d’habitude, ne croyez surtout pas un traître mot de tout ceci, essayez, vérifiez.

 

Cordialement

 

0 – Remarquable par son parcours professionnel, son engagement spirituel, sa discrétion, …

¹ – Je fais souvent de la réclame aux traductions de « l’un et l’autre Testament » par André Chouraqui. Mais sachez que ce grand Monsieur a également traduit Le Coran – l’Appel.

² – « Texte anthropogène » est une expression fréquemment utilisée par Marie Balmary. Je lui avais attribué par erreur  la maternité de cette expression dans quelques billets antérieurs. Je viens de relire sous sa plume dans « La Divine Origine – Dieu n’a pas créé l’homme » que le père de cette belle formule est Marcel Gauchet, dans « Le Désenchantement du monde. Une histoire politique de la religion », Gallimard, Paris, 1985.

J’en profite pour signaler l’existence du blog des Amis de Marcel Gauchet.

³ – Tout livre est tenu là-bas en périphérie, à bonne distance de lecture. C’est une « chose », des caractères noirs sur une page blanche, organisés en paragraphes, chapitres, parties … Les modernes ayant oublié ce qu’est un livre peuvent visionner l’expérience « book » ! Mais tout livre nous renvoie également vers cette transparence centrale – illimitée & inconditionnelle – qui accueille ces caractères. C’est cette « non-chose » centrale qui seule peut éventuellement être considérée comme « sainte ».

La Vision du Soi inverse l’ordre soit disant logique consistant à chercher de l’information avant de faire une expérience :

&

« Qu’est-ce que le soufisme ? » – Entretien avec Michel Chodkiewicz

 

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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