Infiniment Petit – Claire Diterzi

« Infiniment Petit » est une des chansons de l’album « 69 battements par minute », le rythme du cœur de Claire Diterzi.

Ce titre entendu au hasard d’une émission de radio, début mai 2015, semble rencontrer un certain succès, et la voix, la mélodie, la musique m’ont immédiatement accroché, mais les paroles … non, décidément les paroles ne passent pas !

« On a beau passer sa vie à penser
qu’on est le centre du monde
sous nos cartes de fidélité
on a l’impression d’exister

On est tous Infiniment petit comme un simple numéro,
infiniment petit on se noie dans un verre d’eau
infiniment perdu dans l’infiniment grand¹.

On a beau passer ses nuits à chasser le silence de nos démons,
sous nos couettes dans l’obscurité²
on sait bien que l’on est seulement de passage³

Infiniment petit comme un simple numéro,
infiniment petit on se noie dans un verre d’eau
Infiniment perdu dans l’infiniment grand.

Infiniment petit comme un simple numéro
infiniment petit on se noie dans un verre d’eau
Infiniment perdu dans l’infiniment grand

On a beau passer sa vie à penser
Sous nos cartes de fidélité

Infiniment petit comme un simple numéro
Infiniment petit on se noie dans un verre d’eau »

 

Cordialement

 

¹ – Mon expérience, grâce notamment à la Vision du Soi selon Douglas Harding, est exactement inverse : Je Suis essentiellement cet « infiniment grand » qui est espace d’accueil pour tout le reste, tout l’univers, Tout. Et c’est ainsi que je me trouve à ma vraie place, Ici au Centre ; lorsque je n’y suis pas, effectivement je suis « perdu ».

CarteDouglas1Et il s’agit d’ailleurs moins d’un « sentiment océanique » – l’expression et expérience célèbre de Romain Rolland, qualifiée rapidement et sans appel de « régression in utero » par Freud, le grand « réducteur en chef » – que de la perception claire d’être cet espace d’accueil illimité et inconditionnel, ce grand « contenant de tous les contenus ».

L’expression paraît dans une lettre de Romain Rolland à Sigmund Freud le 5 décembre 1927 :

« Mais j’aurais aimé à vous voir faire l’analyse du sentiment religieux spontané ou, plus exactement, de la sensation religieuse qui est (…) le fait simple et direct de la sensation de l’éternel (qui peut très bien n’être pas éternel, mais simplement sans bornes perceptibles, et comme océanique). »

² – Rester « sous nos couettes dans l’obscurité » … : pourquoi ne pas plutôt participer à un atelier de Vision du Soi et s’efforcer ensuite de demeurer dans la lumière entrevue, la lumière que Je Suis, que, bien sûr, nous sommes tous ? Ce serait sans doute une porte ouverte sur une créativité renouvelée, un lien rétabli avec le grand courant de la poésie et de la musique mystiques universelles. Une continuité donnée à ce premier « Douglas Traherne Harding Song »

³ – « On sait bien que l’on est seulement de passage » : oui, même si généralement tout est tenté pour oublier ce fait. Nous n’avons que le temps d’une assez courte vie pour parvenir à la plénitude Corps & Âme – Esprit, pour découvrir notre « Visage Originel », accéder au « Royaume », … Un atelier de Vision du Soi peut constituer un moment opportun (kairos) exceptionnel, un point de basculement décisif. Ne le laissez pas passer.

 

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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