Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste – Freud … ?

La citation (vraie, fausse, incomplète, …?) qui constitue le titre de ce billet a émergé lors des échanges de la soirée « Marie Balmary » organisée à St-Jean de Maurienne jeudi dernier (0). Je n’ai rien pu en dire de bien précis et utile, sauf que j’allais m’efforcer de proposer ultérieurement ici quelques éclaircissements. Voici ce qui, pour l’instant, m’a semblé le plus pertinent sur le wouèbe :

La psychanalyse à la conquête de l’Ouest : un fléau ?

1° rang : Sigmund Freud, G. Stanley Hall, Carl Jung – 2° rang : Abraham A. Brill, Ernest Jones, Sándor Ferenczi – Clark University, Worcester, Massachusetts. Septembre 1909

« Ils arrivèrent en vue du port de New York et de la célèbre statue éclairant l’univers : “Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste”. »

Lacan

« Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste », aurait dit Freud à ses compagnons de voyage, Ferenczi et Jung, sur le bateau en arrivant dans le port de New York. C’était le 29 août 1909 – les archives d’Ellis Island en font foi [1]. Cette phrase appartient à l’histoire de la psychanalyse, transmise collectivement ; qu’elle ait été réellement prononcée par Freud ou non, les psychanalystes s’y retrouvent. L’identification au père de la psychanalyse paraît y être double : au conquérant porteur de lumière, l’Aufklärer, et au petit juif porteur du bacille de la peste. Identification à celui qui crée les conditions d’une nouvelle liberté, d’un « nouveau monde », et à celui qui détruit méthodiquement, à l’instar de l’analyse chimique, et qui réduit les équations psychiques les plus sublimes à leur plus simple expression.

Par quels cheminements cette phrase a-t-elle été transmise ? Par Freud lui-même ? Par ses compagnons de route ? A-t-elle été inventée ?

Même si la véracité – et le destin – d’une remarque faite en privé à des amis peuvent être difficiles à saisir, cela vaut la peine de tenter d’en retrouver la piste.

1909

Dans les différentes correspondances de Freud, ainsi que dans les textes d’histoire de la psychanalyse consultés, on ne trouve nulle référence de première main à cette formule, sauf chez Lacan, nous y reviendrons. Lorsqu’elle est évoquée, comme chez Roland Jaccard qui ne ne cite pas ses sources, c’est sans aucune documentation :

« C’est alors que Freud aurait dit ce mot célèbre qui fait partie de la saga du mouvement psychanalytique : “Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste [2]. »

Référée à la mythologie attachée au Nouveau Monde et dans le contexte d’une arrivée à New York par bateau en 1909, la phrase attribuée à Freud est plausible. Tous les immigrants qui arrivaient par bateau aux États-Unis devaient passer par Ellis Island (le port de New York), lieu de transit obligatoire. Les voyageurs les plus pauvres qui venaient chercher du travail y étaient triés, mis en quarantaine, décontaminés et souvent débaptisés. Georges Perec décrit dans un petit livre poignant comment seize millions de personnes y sont passés entre 1892 et 1924 [3]. Sans doute Freud ne l’ignorait-il pas.

À lire Jones, on comprend que Freud n’est pas très en forme pendant ce voyage. Il est souvent malade, il n’aime pas la nourriture américaine ; il s’est évanoui deux fois. Il est blessé d’avoir été pris pour un vieux monsieur. Il prépare ses conférences au dernier moment, se montrant plus dans la retenue que dans l’enthousiasme. Jusqu’au dernier moment, il ne sait pas de quoi il va parler : de l’interprétation des rêves ou de la psychanalyse, plus généralement ? Dans la troisième de ses Cinq leçons, juste avant de parler du rêve, il « avoue » à son auditoire qu’il a longuement hésité et qu’il a fini par se décider pour « une vue d’ensemble concise sur tout le domaine de la psychanalyse ». Il explique :https://fr.wikipedia.org/wiki/Psychopathologie_de_la_vie_quotidienne

« Il m’a semblé presque choquant de jouer le rôle d’interprète du rêve dans ce pays tourné vers des buts pratiques, avant même que vous ne puissiez savoir à quelle significativité peut prétendre cet art désuet et raillé [4]. »

Tout semble indiquer que, pour Freud, l’enjeu personnel de ce voyage était énorme. Sa disposition d’humeur, pour le moins partagée au moment d’aborder cette terre nouvelle, fait penser étrangement à ce qu’il a raconté de son arrivée sur l’Acropole en 1904, accompagné de son frère, et qu’il a analysé dans sa lettre à Romain Rolland en 1936 [5] : Freud serait-il rendu chagrin par son désir puissant de conquête ?

La réception de la psychanalyse

Nulle mention de la fameuse formule dans les correspondances de Freud avec Ferenczi, Jung, Abraham et Jones autour des années 1909-1910. Mais à la lecture de certaines de leurs lettres, on mesure le scandale qu’a suscité la psychanalyse dès ses débuts, abondamment commenté par les correspondants. Freud et ses amis évoquent ces critiques avec un amusement et une fierté nettement perceptibles. Ils considèrent que la nouvelle science ne pouvait qu’être rejetée en raison de sa dimension scandaleuse, blessant le narcissisme des êtres humains, au même titre que l’avaient fait auparavant Copernic et Darwin.

Une lettre est écrite par Freud à Karl Abraham en 1910, au moment de la sortie de son texte sur Léonard de Vinci :

« J’ai reçu le premier compte rendu du Léonard, celui de Havelock Ellis dans le Journal of Mental Science : il est aimable, comme toujours. Il plaît à tous les amis, et j’espère qu’il provoquera l’aversion chez tous ceux qui ne sont pas avec nous [6]. »

Si Jones ne fait aucune allusion à la phrase qu’aurait prononcée Freud, il rapporte un épisode significatif du voyage qui lui aurait été raconté par Freud lui-même [7] : Stanley Hall, président de la Clark University, qui l’avait invité et qui d’après Freud ne connaissait pas les névroses, demande à ce dernier d’« examiner un de ses amis atteint d’une agoraphobie si grave qu’il lui était impossible de gagner sa vie ». Freud découvre que « cet homme ne parvenait pas à surmonter son désir d’être entretenu par son père », et lorsque Stanley Hall lui demande ce qu’il pourrait faire pour son ami, Freud dit en plaisantant : « Tuer son père ! » Stanley Hall, de l’avis de Freud, avait été choqué ; de là serait issue la rumeur selon laquelle Freud se faisait parfois l’apôtre du parricide.

Lacan

La seule référence connue à cette phrase est celle de Lacan : d’après lui, Freud l’aurait dite à Jung, et c’est ce dernier qui l’aurait rapportée à Lacan. Dans la conférence qu’il a donnée à Vienne en 1955, et publiée sous le titre de « La chose freudienne. Sens d’un retour à Freud en psychanalyse », Lacan écrit :

« C’est ainsi que le mot de Freud à Jung, de la bouche de qui je le tiens, quand invités tous deux de la Clark University, ils arrivèrent en vue du port de New York et de la célèbre statue éclairant l’univers : “Ils ne savent pas que nous leur apportons la peste [8]. »

Pour l’auteur, Freud aurait été bien puni pour son « hybris » : c’est l’Amérique du Nord qui aurait envoyé la peste à la psychanalyse freudienne en la détruisant et en la transformant en une psychologie de l’adaptation. Quand Lacan aurait-il rencontré Jung ? Elisabeth Roudinesco situe leur première rencontre en octobre 1933, à Prangins, en Suisse, lors d’une assemblée de la Société suisse de psychiatrie [9]. Mais c’est au cours d’une visite que Lacan aurait faite à Küssnacht, en 1954 [10], que Jung lui aurait raconté la remarque faite par Freud en arrivant à New York.

Notons que Lacan n’est toutefois pas mentionné dans l’ »autobiographie » de Jung [11], ni dans l’index des noms cités dans la biographie écrite par Deirdre Bair [12]. Il est troublant – mais pas invraisemblable – que le terme de « peste » ait été évoqué par Jung. Que Freud lui ait effectivement fait part de cette remarque en 1909 est aussi vraisemblable – comme il est vraisemblable que la psychanalyse freudienne pouvait ressembler pour Jung à une sorte de peste : il suffit de lire certaines formules que l’on rencontre fréquemment sous sa plume, lorsqu’il évoque Freud et le freudisme après leur brouille [13]. Jung ne portait pas Freud dans son cœur, ni en 1933, ni en 1954, ni plus tard [14].

Une invention de Lacan ?

Elisabeth Roudinesco affirme que c’est Lacan qui a inventé la fameuse phrase et qu’elle s’inscrit, notamment, dans le contexte de ses violentes critiques contre la psychanalyse américaine :

« Une anecdote témoigne de la position lacanienne à l’égard de la situation américaine de la psychanalyse [ …]. Lacan affirme tenir de la bouche de Jung une curieuse information. En abordant le continent américain, Freud aurait dit à son disciple [15] … »

Suit ainsi la fameuse phrase. Roudinesco cite le nom de nombreux « historiens du freudisme » qui auraient noté que :

« Freud a simplement dit : “Ils seront surpris quand ils sauront ce que nous avons à leur dire [16].” »

Comment une phrase d’une pareille banalité aurait-elle pu être consignée et soulignée ? Pourquoi ces historiens se seraient-ils employés à ignorer délibérément ce que Freud a pu dire par ailleurs concernant l’onde de choc déclenchée par la psychanalyse ? L’enjeu de Lacan – et de Roudinesco – semble se situer autour de la question du « subversif ».

On peut bien suivre l’argumentation de Roudinesco, lorsqu’elle relève que Jung n’aurait apparemment raconté cette anecdote qu’à Lacan – puisqu’on n’en trouve la trace nulle part ailleurs – et que l’on peut donc mettre en doute la parole de Lacan. Mais il est difficile d’adhérer à sa démonstration des raisons qui auraient poussé Lacan à inventer cette fiction [17]. Elle développe l’idée que Lacan cherchait à rendre Freud plus « subversif » qu’il ne l’a été, dans sa quête d’une filiation qui partirait de la Révolution française pour aboutir jusqu’à lui-même, Jacques Lacan, tout en prenant Freud au passage. Pour étayer son retour à Freud, il aurait dû prouver que Freud était un révolutionnaire – ce qu’il n’était pas, dit Roudinesco. « L’hypothèse de la nature subversive de la doctrine psychanalytique [ …] ne faisait pas partie des conceptions scientifiques de Freud », nous dit-elle, posant une nette distinction entre le côté scandaleux de la psychanalyse, tout à fait assumé par Freud, et son côté subversif (« mouvement de rébellion capable de renverser l’ordre social »), qui appartiendrait au seul Lacan. Dès les premiers mots de l’avertissement de son Jacques Lacan, on découvre que Roudinesco a à cœur d’affirmer que :

« Jacques Lacan chercha à introduire la peste, la subversion et le désordre au cœur de ce freudisme tempéré [18]. »

Elle reprend pratiquement à sa charge l’idée qu’elle pense par ailleurs inventée par Lacan – se non è vero, è ben trovato. Sans chercher à discuter la distinction entre « scandale » et « subversion » politique, relevons tout de même les derniers mots de Freud qui ponctuent la dernière de ses Cinq leçons adressées au public américain :

« On redoute de nuire avec la psychanalyse, on éprouve de l’angoisse à appeler à la conscience du malade les pulsions sexuelles comme s’il s’y rattachait le danger qu’elles puissent alors terrasser en lui les tendances éthiques supérieures et le dépouiller de ses acquisitions culturelles. »

L’angoisse de nuire par la psychanalyse est clairement inscrite dans le cadre de son voyage en « Amérique ». Même si, à la page suivante, Freud tente de se convaincre lui-même que :

« l’issue finale redoutée, une destruction du caractère culturel par les pulsions libérées du refoulement, est tout à fait impossible, car cette anxiété ne prend pas en considération ce que nos expériences nous ont appris avec certitude [19]».

On sait combien cette « certitude » est fragile chez Freud et combien il va chercher, jusqu’à la fin de son œuvre, à travers son élaboration théorique – et à travers l’humour, dont il aurait été peut-être privé s’il n’avait connu que des certitudes – à traiter l’« angoisse » soulevée par la force des processus de destruction qui opèrent dans le psychisme.

Histoire et mythe

En résumé, malgré l’absence quasi complète de documentation attestant la valeur historique de la phrase attribuée à Freud – « ils ne savent pas que nous leur apportons la peste » –, il semble tout aussi difficile d’affirmer que Freud n’a pas prononcé une phrase qui, par ailleurs, évoque bien l’humour, souvent corrosif, que l’on aime tant lui reconnaître. Quoi qu’il en soit, le succès de cette formule semble être une œuvre collective à visée idéologique des psychanalystes, au sens où elle véhicule implicitement une Weltanschauung : une vision qui se veut cohérente et unique de leur discipline – ce que Freud a combattu énergiquement.

Inoculer la peste à l’Amérique ou sauver Thèbes de la peste : le transfert des psychanalystes sur Freud – et sur la psychanalyse – ne met-il pas son fondateur en position d’inverser l’acte que le mythe et la tragédie attribuent à un certain Œdipe ? Serait-ce une version corrosive de la « guérison » psychanalytique ? La peste inoculée serait-elle la garante d’un renoncement réussi au double crime incestueux d’Œdipe ?

L’humour est, certes, une des modalités du traitement de l’angoisse et du déplaisir. Grâce à l’humour, le surmoi « condescend à rendre possible au moi un petit gain de plaisir », humour que Freud liera étroitement en 1927 à un aspect du surmoi plein de sollicitude pour le moi blessé qui « refuse de se laisser vexer, forcer à souffrir par les occasions provenant de la réalité [20] ».

Nina de Spengler

« Le Coq-héron »2011/1 (n° 204), pages 150 à 153

Notes

[1] Les archives du contrôle de l’immigration d’Ellis Island (New York) attestent que Freud, arrivé de Brême à bord du George-Washington le 29 août 1909, a été inscrit sur le manifeste du bateau juste après Carl G. Jung et juste avant S. Ferenczi.

[2] R. Jaccard, Histoire de la psychanalyse, vol. 2, Paris, Hachette Littérature, 1982, p. 272.

[3] G. Perec, Ellis Island, Paris, Pol, 1995.

[4] S. Freud, « De la psychanalyse » (1909), dans Œuvres complètes. Psychanalyse, vol X, Paris, Puf, 1993, p. 30.

[5] Je dois à Nathalie Zilkha de m’avoir rendue attentive à cette analogie saisissante.

[6] S. Freud, K. Abraham, « Lettre du 3 juillet 1910 », dans Correspondance. 1907-1926, Paris, ©Gallimard, 1969, p. 96.

[7] E. Jones, La vie et l’œuvre de Sigmund Freud, vol. 2, Paris, Puf, 1961, p. 60-61.

[8] J. Lacan, Écrits, Paris, ©Le Seuil, 1966, p. 403.

[9] E. Roudinesco, Jacques Lacan. Esquisses d’une vie, histoire d’un système de pensée, Fayard, 1993, p. 110.

[10] Ibid., p. 348.

[11] C.G. Jung, « Ma vie ». Souvenirs, rêves et pensées recueillis et publiés par Aniéla Jaffé, Paris, ©Gallimard, Folio, 1973.

[12] D. Bair, Jung, Paris, Flammarion, 2007.

[13] Entre autres : C.G. Jung, « L’opposition entre Freud et Jung », dans La guérison psychologique, Georg, 1963, p. 177-187 ; « Freud. Un phénomène historico-culturel », dans Problèmes de l’âme moderne, Paris, Buchet/Chastel, 1996, p. 395-405.

[14] Pour un francophone, un des réseaux associatifs du signifiant « peste » inclut en outre le fascisme : en 1932, Daniel Guérin publiait son livre La peste brune, décrivant le climat auquel il a été confronté lors du voyage qu’il venait de faire à travers l’Allemagne ; le terme est resté courant en France pour désigner le nazisme.

[15] E. Roudinesco, Histoire de la psychanalyse en France, vol. 2, Paris, ©Le Seuil, 1986, p. 190-191.

[16] E. Roudinesco, 1993, op. cit., p. 349 et ibid., p. 191.

[17] E. Roudisnesco, 1993, op. cit., p. 347-349.

[18] Ibid., p. 11.

19] S. Freud (1909), op. cit., p. 52-53.

[20] S. Freud, « L’humour » (1927), dans Œuvres complètes. Psychanalyse, vol XVIII, Paris, Puf, 1994, p. 140 et 136.

Mis en ligne sur Cairn.info le 04/03/2011
https://doi.org/10.3917/cohe.204.0150

NB : La célèbre photo ci-dessus provient du site d’Olivier Douville, qui propose également une chronologie très détaillée de la psychanalyse dont voici un extrait :

« États-Unis : Freud s’y rend en septembre  en compagnie de Jung  invité suite à la défection d’un des fondateurs de la psychologie de l’éducation en Allemagne, Ernst Friedrich Meumann (1862-1915) et de Ferenczi qui voyage à ses frais. Ils embarquent sur le luxueux paquebot George Washington, et analysent mutuellement leurs rêves. Dans une lettre datée du 10 janvier, Freud avait écrit à Ferenczi que  lorsque les américains découvriront les « soubassements sexuels de notre psychologie nous devrions très vite être mis à l’index ». Freud a la surprise de découvrir un garçon de cabine dévorant la Psychopathologie de la vie quotidienne.

Contrairement à ce qui reste encore colporté,  Freud n’a jamais confié à Jung qu’il allait apporter la peste aux Américains. Il lui  a juste dit (interview de Jung datant de 1953) alors que le bateau entrait au port de New York : « S’ils savaient ce que nous leur apportons ! ». La puissance invitante est Granville Stanley Hall professeur de psychologie et président de la Clark University de Worcester (Massachusetts), qui marque ainsi le 20e anniversaire de cette université.

G. Stanley Hall reçut le premier doctorat de psychologie de Harvard (dir. W. James) et créa en 1887 l’American Journal of Psychology.  Hall avait d’abord songé à faire venir Wilhem Wundt qui a refusé, et ce n’est que sous la pression qu’exerce Jung qu’il se tourne enfin vers Freud. L’anthropologue Franz Boas (1858-1942), formé à la Clark University, intervient dans ce cycle de conférences en exposant un travail sur quelques problèmes psychologiques en anthropologie (Boas est la première grande figure de l’anthropologie à récuser la thèse de l’évolutionnisme, ce qui le rendra peut tolérant aux fictions anthropologiques de Freud. On lui doit l’introduction des termes de relativisme culturel et de particularisme historique. Ses élèves prestigieux sont fort nombreux dont Alfred Louis Kroeber, Robert Harry Lowie, Edward Sapir, Margaret Mead et Ruth Benedict). Jung et Freud y font des communications et y sont faits docteurs honoris causa. Freud y prononce les Cinq leçons sur la psychanalyse. … »

Comme je suis un peu taquin, je ne peux m’empêcher de coller ci-dessous la citation de Freud qui ouvre l’année 1909 de cette chronologie :

« Freud écrit à Jung le 17 janvier : « Nous avançons donc indubitablement, et vous serez celui qui comme Josué, si je suis Moïse, prendrez possession de la terre promise de la psychiatrie, que je ne peux qu’apercevoir de loin ». »

 

Cordialement

 

0 – Étonnant, enfin pas tant que cela lorsque l’on a suffisamment lu Balmary : « on » ne garde en mémoire que quelques très rares informations à peu près fiables concernant la psychanalyse mais, lorsque l’on ne l’apprécie pas plus que cela, même sans réelle raison, « on » se rappelle parfaitement ce que Sigmund Freud a (aurait …) dit au large de New York fin août 1909 !

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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