« Il nous faut regarder … » – Jacques Brel

 

« Derrière la saleté
S´étalant devant nous
Derrière les yeux plissés
Et les visages mous
Au-delà de ces mains
Ouvertes ou fermées
Qui se tendent en vain
Ou qui sont poing levé
Plus loin que les frontières
Qui sont de barbelés
Plus loin que la misère
Il nous faut regarder

Il nous faut regarder
Ce qu´il y a de beau
Le ciel gris ou bleuté
Les filles au bord de l´eau ( x 2)
L´ami qu´on sait fidèle
Le soleil de demain
Le vol d´une hirondelle
Le bateau qui revient

Par-delà le concert
Des sanglots et des pleurs
Et des cris de colère
Des hommes qui ont peur
Par-delà le vacarme
Des rues et des chantiers
Des sirènes d´alarme
Des jurons de charretier
Plus fort que les enfants
Qui racontent les guerres
Et plus fort que les grands
Qui nous les ont fait faire

Il nous faut écouter
L´oiseau au fond des bois
Le murmure de l´été
Le sang qui monte en soi (x 2)
Les berceuses des mères
Les prières des enfants
Et le bruit de la terre
Qui s´endort doucement »

Jacques Brel

 

 

Quelques remarques sur cette belle chanson du grand Jacques, en dépit de mon absence totale de qualification en la matière.

Cette « saleté » largement étalée c’est notamment celle que dépeint Christian Bobin dans « Le mal ». Il y a certes toujours eu énormément de saleté dans le monde, mais le complexe technico-médiatique dispose de moyens sans cesse plus puissants pour l’étaler urbi et orbi. Jusqu’où s’arrêtera-t-il … !

CarteDouglas1« Au-delà » et « par-delà »… ?

Ne serait-ce pas plutôt d’abord en-deçà, vers l’intérieur, qu’il nous faudrait regarder et écouter ? N’en n’avons-nous pas fait largement le tour de cette périphérie si limitée, si conditionnée, si désespérément prévisible ? La « peur » gouverne en effet en maîtresse absolue cette zone « Je suis humain » du dessin ci-contre de Douglas Harding. N’est-il pas désormais temps de se tourner, hardiment, d’abord vers le Centre, Ici ?

Lorsque l’on ne passe pas d’abord par ce Centre, qui explose instantanément aux dimensions de tout l’univers dès qu’on reconnaît qu’il s’agit de notre Vraie Nature, de notre Visage Originel, on en est réduit à survivre dans une véritable « misère ».

Affublez là du nom qui vous agrée, misère de l’homme sans dieu, misère du sommeil des égarés, misère de l’avidya, … peu importe. Hors de Cela, c’est le « statut d’esclave » évoqué par Svami Prajnanpad, l’ « absolue merdité » de Gurdjieff, l’état de non-vie clairement posé par l’évangile de Thomas. Bref, rien de bien folichon !

Donc, effectivement, pour ne pas en rester là-bas, dans cette périphérie si étriquée, « il nous faut » engager … quelque chose, même si les « il faut » ne brillent guère en général par leur efficacité pédagogique. Mais quoi ?

Pourquoi ne pas commencer, simplement, concrètement, convivialement, par un atelier de Vision du Soi selon Douglas Harding ?

 

Cordialement

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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