« Du coté de chez Swann » – Marcel Proust

« Les faits ne pénètrent pas dans le monde où vivent nos croyances. »

 

Proust
Marcel Proust 10 juillet 1871 – 18 novembre 1922

Jean-Claude Guillebaud relève cette magistrale observation de Marcel Proust dans son livre « Une autre vie est possible », aux Éditions L’Iconoclaste¹.

Comment aurait-il pu mieux résumer, et aussi puissamment, ce qu’il vient d’écrire :

« Pour user d’une terminologie savante, notre entendement est configuré – et stabilisé – par ce que les Anglo-saxons appellent des « filtres cognitifs ». A notre insu, le cerveau engrange et stocke d’abord ce qui conforte ses préjugés, sa cohérence, sa subjectivité. Ainsi sommes-nous toujours plus ou moins dans la « croyance », une subjectivité qui gouverne notre perception du monde et s’autoalimente. Elle tend à persévérer dans son être. » ²

Son livre étant sous-titré « Comment retrouver l’espérance », Jean-Claude Guillebaud poursuit ainsi :

« Nous n’arrivons pas à recevoir, à intégrer puis à transformer en conscience une bonne nouvelle qui nous viendrait du dehors. Or ces nouvelles rassérénantes sont plus nombreuses qu’on ne l’imagine. Cela n’empêche pas l’espèce d’autisme dont nous sommes affectés à leur endroit. »

Permettez-moi de faire ici le lien entre cette réflexion, cette citation, et la Vision du Soi selon Douglas Harding :

  • celle-ci s’intéresse presque exclusivement au filtre cognitif racine, qu’il est possible de formuler ainsi : je suis Ici, au centre de moi-même, et pour moi-même ce que je parais être là-bas (disons à au moins un mètre de distance) pour les autres.
  • ce filtre structure quasiment tous nos rapports, avec nous-même, les autres et le reste de l’univers, et comme il est erroné, il les pervertit de manière gravissime. Tout est faussé.
  • la Vision du Soi, c’est précisément cette sacrée bonne nouvelle d’une méthode, simple et efficace, pour permettre aux faits de revenir détrôner cette croyance racine. Voir pour sortir enfin de la « croyance », pour accéder à la liberté …
  • ce que Je Suis Ici est l’exact opposé en tous points de ce que je parais être, et en prendre conscience permet de rétablir une relation d’unité, de paix, de joie … avec soi-même, les autres, l’univers. Mais n’en croyez surtout pas un mot, venez vérifier dans un atelier.

Vous me voyez vraiment désolé de contredire quelque peu ce bon Marcel Proust. Pour me faire pardonner je vous indique deux liens des plus solides :

  • le centre de recherches Kolb-Proust de l’université d’Illinois

 

Cordialement

 

¹ – Cf. notamment la partie droite de la page : Un dossier pour aller plus loin.

² – Pages 189 et 190

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils. La lecture de "La philosophie éternelle" d'Aldous Huxley m'oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi. Mon parcours intérieur emprunte d'abord la voie du yoga, puis celle de l'enseignement d'Arnaud Desjardins. La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d'accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.
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