Catherine Harding

En cette journée de la Femme 2014 m’est subitement venue l’idée que Catherine Harding figurait bien trop en filigrane sur le site volte & espace.

CatherineDouglas
Catherine & Douglas

 

Lorsque je suis au service de la Vision, elle est certes toujours présente aux cotés de Douglas, tout comme ci-dessus, et elle apparaît bien de temps à autre dans un article, un tag ou sur une photographie. Et lorsque j’anime des ateliers, tous deux sont également main dans la main à mes cotés.

Mais comment* ne pas avoir écrit plus tôt que pour nous, français, l’apport de Catherine pour la découverte et la valorisation de la Vision du Soi & Vision Sans Tête a été et reste déterminant … ?

  • Par son immense effort de traduction des œuvres de Douglas tout d’abord, effort qu’elle poursuit d’ailleurs avec courage et détermination.
  • Par sa participation à d’innombrables ateliers où elle traduisait les propos de Douglas quand c’était nécessaire. Mais tous ceux qui ont assisté à ces ateliers savent à quel point elle faisait beaucoup plus, co-animant véritablement, et surtout, surtout, accueillant chacun-e au sein de cet espace d’accueil que nous sommes tous certes, mais qui est parfois plus immédiatement perceptible chez certains …
  • Par sa présence aimante et attentionnée auprès de Douglas, de leur rencontre à sa mort en 2007.
  • Par l’enthousiasme et le soutien qu’elle manifeste auprès de tous ceux qui continuent de partager la Vision ou qui s’y intéressent.
  • Par son être même : rencontrer ou fréquenter Catherine, c’est dissiper tous les éventuels doutes concernant l’efficacité de la Vision …
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Catherine Harding

Quelques extraits d’un texte de Catherine :  « Douglas Harding ? Quel sacré bonhomme ! »

« Douglas Harding ? He is a hell of a guy ! »

George Schloss

« Oui, George ! Douglas était un sacré bonhomme !

Et je remercie la vie de m’avoir accordé le grand privilège de le rencontrer et de devenir sa femme.

«Un petit garçon dessinait avec un soin et une attention inhabituels.

– Que dessines-tu ? demanda sa mère.

– Dieu, répondit-il.

– Tu ne peux pas dessiner Dieu. Personne ne sait à quoi Il ressemble.

– Tout le monde le saura quand j’aurai terminé, dit-il avec assurance.»

 C’est une histoire qu’il racontait. En fait, je pense que c’est son histoire, l’histoire de sa vie.

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Douglas à sa table de dessin

Son incroyable ingéniosité, doublée ensuite de sa maîtrise de l’architecture, lui permit de concevoir des exercices d’une simplicité géniale («Le génie, c’est l’enfance sans cesse retrouvée» disait Baudelaire), des exercices ou expériences grâce auxquels tout un chacun peut VOIR et PERCEVOIR sa véritable nature. «Faites pivoter votre attention de 180°, désignez du doigt CE qui regarde en vous et Voyez QUI VOUS ÊTES VRAIMENT, VRAIMENT VRAIMENT», clamait-il infatigablement !


Certes, il fut «inspiré», mais quel courage ! Pendant 14 ans seul et considéré comme insensé, loin de renoncer il travaillait jour après jour, obstinément, à chercher des moyens de partager sa vision. Je découvre encore au fond des tiroirs des manuscrits, des dessins, des constructions de toutes sortes destinés à ce partage !

Ce qu’il y avait de merveilleux en lui, c’est sa façon d’être un être humain à part entière. «Fou de Dieu» mais cependant bon vivant (oh ! la crème caramel !), plein d’humour et de tendresse, très patient et très impatient, à la fois timide et audacieux, orgueilleux et humble, tolérant et très têtu (en un mot : adorable !) il acceptait son humanité et témoignait en même temps avec enthousiasme de son expérience de la dimension divine. Doué d’une incomparable intégrité, il marchait dans ses mots. Jamais il ne se croyait supérieur aux autres. («Tous voient, simplement ils ne savent pas qu’ils voient !») Jamais il n’a cherché à tirer le moindre profit de son enseignement, jamais il n’a cherché à prendre le pouvoir sur qui que ce soit, pas même sur moi, sa femme. (Sa devise : «Ne croyez rien. Testez ! Soyez une lampe pour vous-même !») Il a toujours respecté mon droit d’être ou de penser différemment : nous disparaissions l’un pour l’autre, et l’osmose finale dans l’Infinie Conscience était parfaite. Lorsqu’il s’est retrouvé sérieusement handicapé à la suite de plusieurs chutes, jamais il ne s’est plaint, ni de la souffrance, ni de la dépendance. Il attendait avec sérénité son union avec La Source.

«C’est très intéressant de mourir», nous a-t-il dit le dernier jour. Et puis : «confiance, confiance».

Vivre sans cesse en harmonie entre l’humain et le divin que nous sommes … quel bonheur ! C’était cela, vivre avec Douglas. »

Catherine Harding

La toile propose de nombreux trésors, notamment cette interview de la grande « little Catherine » par Richard Lang, sous-titrée en français.


 

Cordialement

 

* : L’évidence, c’est un point central dans la Vision, mais aussi dans bien d’autres occasions :

« L’évidence est une cause bien connue de cécité »

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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