Aucune « grande » guerre

« Le jour du quatorze juillet je reste dans mon lit douillet.

La musique qui marche au pas cela ne me regarde pas. »

Georges Brassens

Pleureuse-de-Termignon2
Pleureuse de Termignon Savoie, Vanoise

Je profite de cette journée, à la fois de fête nationale et de commémoration de la grande … boucherie, du grand désastre, du grand suicide de l’Europe (Stefan Zweig), … pour attirer votre attention sur un des relativement rares monuments aux morts pacifistes¹, celui de Termignon, œuvre de Luc Jaggi², sculpteur genevois.

En ces heures toujours sombres où l’on continue de s’étriper un peu partout (Gaza, Syrie, Irak, Afghanistan, Libye, Soudan, Ukraine, …) et où le dérèglement climatique et les tensions sur les ressources accroissent dangereusement les risques de conflits à peu près partout ailleurs, comment ne pas apprécier ce sobre et puissant rappel à la réalité ?

La guerre, c’est la mort, la souffrance, le chagrin, le désespoir, … Cela ne règle jamais rien et n’est le support d’aucune « gloire » ni d’aucun « honneur ». Flaubert l’a exprimé avec force : « Les honneurs déshonorent … »  En dépit des apparences, soldat n’est pas un métier d’homme, et puisque désormais des femmes s’y collent aussi, pas une fonction digne d’un véritable être humain.

« Serrer chacun contre son cœur comme s’il était un membre de sa propre famille, cela seul est digne d’un homme.« 

Svami Prajnanpad

Comment sortir du cercle infiniment vicieux de la violence ? La Vision du Soi selon Douglas Harding peut contribuer à construire une culture de paix³, une civilisation de paix, mais seulement individu par individu, en offrant à chacun l’opportunité de retrouver sa Vraie Nature, sa vraie Grandeur, et les moyens d’y demeurer.

Et si, pour changer, nous essayions vraiment … ?

Cordialement

 

¹ – Cf. également ce site. Ne serait-il pas envisageable, pour relancer un peu l’activité, de remplacer tous les monuments aux morts de France par des monuments pacifistes ?

² – Luc Jaggi (1887 – 1976). Né à Genève le 28 octobre 1887, Luc Jaggi étudie l’architecture en s’inscrivant, contre la volonté de son père, qui finira par céder, aux Beaux-Arts de Genève. Il aime la sculpture et la peinture. Il effectue un long séjour à Rome où il travaille aux quadriges du monument Victor-Emmanuel. Dès 1910, il fait de nombreux séjours à Paris où il fréquente le milieu artistique et des ateliers comme la fameuse Grande Chaumière.
De retour en Suisse, il participe avec succès à de nombreux concours et se voit confier l’exécution de plusieurs monuments publics (œuvres actuellement dans les endroits suivants : parc Geisendorf, parc de la Golette, Jardin botanique, place Neuve, place Cornavin, perron de l’OMC, place de la Madeleine, Bois de la Bâtie, parc des Franchises). Il pratique tous les modes de sculpture, de la ronde-bosse à la médaille en passant par le relief. Il travaille toutes les pierres mais ce sont les bronzes à la cire perdue qui le rendent célèbre.
Très impliqué dans la vie culturelle suisse et genevoise, il fait partie de la Commission des
Beaux-Arts de 1936 à 1942. C’est dans l’atelier de la rue Louis Favre de la Servette que la plupart de ses oeuvres sont nées, Il s’installera ensuite jusqu’à sa mort, le 27 mai 1976, à Meyrin, dans le centre équestre de son fils. C’est dans le petit village de Termignon (Haute-Maurienne, France), d’où sa mère Alexandrine Couvert était originaire qu’il ira se ressourcer toute sa vie.

³ – Cf. cette citation d’Etty Hillesum, évoquée plus longuement ici :

« Je ne vois pas d`autre issue : que chacun de nous fasse un retour sur lui-même et extirpe et anéantisse en lui tout ce qu’il croit devoir anéantir chez les autres. Et soyons bien convaincus que le moindre atome de haine que nous ajoutons à ce monde nous le rend plus inhospitalier qu’il ne l`est déjà.

Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur que nous n’ayons d`abord corrigé en nous. L’unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous même et pas ailleurs. »

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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