« Amener la vie, le vivant dans le social » – Yvan Amar

L’Ecofestival de Chardenoux organisé par Terre du Ciel fin juin 2014 m’a offert l’opportunité d’animer deux ateliers de Vision du Soi selon Douglas Harding.

Lors du premier atelier, à l’issue de l’expérience des doigts pointés, un homme m’a fermement apostrophé avec, en gros, la question suivante :

« Alors que l’équivalent d’un terrain de football disparaît toutes les sept secondes dans la forêt amazonienne*, qu’un enfant de moins de cinq ans meurt de faim toutes les cinq secondes, que cent quarante et un pays pratiquent encore la torture, est-il encore temps de se préoccuper de méditation ? »

Je ne lui ai bien sûr accordé qu’une réponse en termes de niveaux d’intervention, en précisant que toute action émanant de notre Centre, de notre Vraie Nature, s’avérait en général infiniment plus efficace qu’une réaction au « simple » niveau « je suis humain » (Cf. dessin).

CarteDouglas1

Mais il me semble que ces paroles d’Yvan Amar sur le blog Les Amis de l’Ami, qui me sont parvenues juste après, complètent utilement ma réponse :

« Le fondement de notre démarche au sein du social doit être animée par ce même dynamisme qu’est l’affirmation du Vrai.

Amener la vie, le Vivant dans le social, pour cela il faut qu’Il soit effectivement présent en nous. Le jour où cela est vivant en nous, à ce moment là, il y a adéquation entre notre façon de dénoncer le faux et notre geste, notre action.

[…]

Plus on entre dans cet enseignement, plus il devient vivant en nous, plus en même temps il s’adapte à la situation dans laquelle on se trouve.

Ce qui fait sa force c’est parce qu’il jaillit de soi ; ce n‘est pas adopter un comportement par rapport à l’autre, une règle par rapport à l’autre ; …

C’est par la force du oui que l’on peut dire non ; donc plus on explore le non, plus on trouve le Oui.

C’est alors le Oui qui dit non ! »

 

Cordialement

* – J’ai profité de cet article pour vérifier les chiffres annoncés : déforestation, faim, torture.

 

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A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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