Aldous Harding, chanteuse folk néo-zélandaise … ?

Aldous … Harding … Impossible, après l’avoir découvert dans Télérama du 7/10/15, de laisser passer un pareil nom sans essayer d’en faire un article dans volte-espace !

AldousHarding
Aldous Harding

Le prénom fait bien sûr immédiatement penser à l’immense Aldous Huxley, comme l’ont remarqué quelques chroniqueurs de la scène artistique, trop heureux de l’occasion de ressortir illico cette vieille étiquette de « visionnaire psychédélique » qui colle à son souvenir. Ce n’est pas faux, c’est plutôt bon pour le buzz, mais c’est tellement réducteur concernant ce génie inclassable, si mal reçu en France où l’on n’aime rien tant que ranger les individus dans des cases bien identifiées.

Et le nom renvoie à qui vous savez, génie non moins inclassable qu’Huxley, Douglas Harding.

Notre obsession taxonomique nationale risque également d’être fort décontenancée par cette toute jeune Aldous Harding, d’où le point d’interrogation de mon titre. Cette fine appréciation de Télérama donne une petite idée de la difficulté :

« Une voix de confidence, semblant fluette mais dont le souffle sans âge finit par vous transpercer comme une bourrasque. »

Comme dans un atelier de Vision du Soi, n’en croyons pas un traître mot et vérifions par nous-même :

 

«I will never marry my love» …

…, annonce Aldous Harding qui, pour se consoler, exécute de curieux pas de danse avec un masque. Le clip est à l’image des paroles et laisse la porte ouverte à toutes les interprétations. Elle le disait elle-même dans une interview accordée à un site de musique néo-zélandais, l’an dernier :

«Mes chansons sont des histoires dans ma tête. Un genre de conte de fées gothique. La plupart ont du sens, mais c’est à chacun d’avoir sa propre interprétation.»

Sans tenter la moindre analyse de ces paroles et de ce clip, je veux simplement dire ici que :

  • le miroir est d’abord un extraordinaire outil pour nous montrer clairement ce que nous ne sommes pas, pour nous montrer que nous ne sommes pas Ici pour nous-même au Centre ce que nous paraissons être là-bas en périphérie pour les autres
  • et peut-être aussi que, comme toute voie authentique et efficace, la Vision du Soi n’est nullement une voie de « consolation ».  Plutôt … « Une voie de confidence, semblant fluette mais dont le souffle sans âge finit par vous transpercer comme une bourrasque », et par faire voler vos masques et … votre tête !

 

Cordialement

 

PS : dis Aldous, et si tu nous offrais une nouvelle version du « Douglas Traherne Harding Song » … ?

« You’ll never enjoy the world aright
« Till the sea itself floweth
In your veins till you are clothed
With the heavens and crowned with the stars. »

by-nc-sa

A propos de Jean-Marc Thiabaud

Jean-Marc Thiabaud, 57 ans, marié, deux fils.
La lecture de « La philosophie éternelle » d’Aldous Huxley m’oriente précocement sur le chemin de la recherche du Soi.
Mon parcours intérieur emprunte d’abord la voie du yoga, puis celle de l’enseignement d’Arnaud Desjardins.
La rencontre de Douglas Harding en 1993 me permet d’accéder à une évidence que je souhaite désormais partager.

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